Un calendrier de plus en plus fourni d’entraînements et de participations à des événements sportifs avec pour but de remettre en mouvement les équipes. Depuis la crise sanitaire du Covid, le sport s’est invité dans la politique d’entreprise où collaborateurs et managers se retrouvent côte à côte, loin des objectifs ambitieux, de la pression des résultats et de la concurrence. L’idée n’est pas de développer un mental de sportif de haut niveau, mais plutôt de regarder du côté des valeurs transmises par le sport. C’est l’occasion de discuter, de transpirer ensemble et de partager un moment d’effort collectif, de dépassement de soi ou tout simplement de plaisir qui joue ensuite sur la cohésion d’équipe. L’activité physique et sportive est en effet considérée comme un critère positif de responsabilité sociale, au même titre que la formation ou encore la qualité du dialogue social. Si auparavant de nombreuses entreprises proposaient une à deux fois par an une rencontre autour d’un repas pour leurs salariés à l’approche des fêtes de Noël ou juste avant la pause estivale, désormais ces rendez-vous ne se limitent plus à un restaurant, mais intègrent de plus en plus une activité, qu’elle soit culturelle ou sportive.
Le sport pour créer du lien
Et pour que tous se sentent concernés, le rôle et la participation des responsables et autres directeurs sont cruciaux, non pas de manière managériale mais pour montrer l’exemple. «En arrivant au bureau avec un sac de sport, en prenant le temps d’aller courir entre midi et deux, l’idée est de transmettre un message subtil et d’encourager au prendre soin», affirme le manager d’un groupe leader en communication événementielle. Des attitudes, sources d’une nouvelle dynamique dans la relation direction-salariés, plus personnelle et moins formelle qui est facilitée par des aménagements où tous pourront se retrouver dans une cuisine ou une douche au bureau à utiliser après l’effort. Au-delà de la mise en avant de la marque employeur ou encore de la cohésion d’équipe, la participation commune va faciliter le décloisonnement des services. «C’est une façon de rapprocher des personnes qui ne travaillent pas ensemble et de casser la routine axée sur la performance et la valeur ajoutée, en se concentrant sur le bien-être individuel», explique le responsable. En participant ou en instillant la pratique du sport en entreprise, le responsable peut aussi entrer dans la sphère personnelle de manière non intrusive. «Les collaborateurs partagent leurs résultats sportifs via des applications. S’ils ne l’expriment pas clairement, ils communiquent mieux». À une période où les manageurs enchaînent les entretiens individuels annuels, le sport ne fait pas encore partie des questions abordées. Mais demain, il pourrait clairement avoir sa place autour du bien-être et de la santé au travail.
Un engagement partagé
Pour que la mise en place du sport en entreprise soit une réussite, il faut que la direction soit partie prenante pour créer un terreau favorable. Les initiatives doivent également être proposées par les salariés afin de créer un dialogue entre les deux parties. Ce retour d’expérience permettra de rendre l’activité pérenne.