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Statuettes reçues : Villepin reconnaît avoir commis "une erreur", accuse l'entourage de Sarkozy

Dominique de Villepin, candidat potentiel à l'élection présidentielle, a reconnu dimanche avoir commis "une erreur" en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu'il était au Quai d'Orsay et qu'il a rendues. Il a aussi dénoncé "une...
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin lors d'une conférence à La Sorbonne, à Paris, le 27 mars 2026 © JULIEN DE ROSA

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin lors d'une conférence à La Sorbonne, à Paris, le 27 mars 2026 © JULIEN DE ROSA

Dominique de Villepin, candidat potentiel à l'élection présidentielle, a reconnu dimanche avoir commis "une erreur" en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu'il était au Quai d'Orsay et qu'il a rendues. Il a aussi dénoncé "une volonté de nuire" d'un proche de Nicolas Sarkozy.

"C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter", a affirmé sur France Inter l'ex-Premier ministre, rappelant qu'il "n'y avait pas d'encadrement de ces situations à l'époque".  

Le lobbyiste Robert Bourgi a affirmé, dans l'émission "Complément d'Enquête" diffusée jeudi sur France 2, avoir servi d'intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci.

Dominique de Villepin a nié toute contrepartie en échange de ces statuettes. Robert Bourgi "a été écarté (des affaires; ndlr) par moi-même et par Jacques Chirac en 2004/2005. Ce qui montre bien qu'il n'y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion".

Il a aussi contrattaqué en soulignant que "Monsieur Bourgi est un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy" et que ces "pseudos révélations interviennent à un moment où Nicolas Sarkozy connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l'affaire libyenne. Donc il est clair qu'il y a une volonté de nuire". 

Dans "Complément d'enquête", Robert Bourgi a affirmé que Nicolas Sarkozy, qui entretient de longue date de très mauvaises relations avec Dominique de Villepin, n'avait rien à voir avec ces révélations.

Les statuettes ont été données au ministère des Affaires étrangères lundi, selon l'entourage de l'ancien Premier ministre. 

Robert Bourgi, figure de la Françafrique, a déclaré qu'elles avaient été achetées respectivement 75.000 euros et 50.000 euros, soit une valeur totale de 125.000 euros.

Les montants réels sont "quatre à cinq fois inférieurs", affirme l'entourage de Dominique de Villepin.