TMS pour troubles musculosquelettiques ! «Ils demeurent aujourd’hui la première maladie professionnelle reconnue en France. Ils représentent l’un des premières causes d’accident du travail dans la plupart des pays», assure Aude Cuny, responsable du laboratoire de recherche en ergonomie de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) et membre du collectif d’organisation du congrès international de l’INRS sur le sujet.
Prise de conscience
Du 5 au 7 mai, près de trois cents chercheurs et praticiens (médecins du travail notamment) en provenance d’une vingtaine de pays se sont retrouvés au centre de congrès Prouvé de Nancy pour des travaux visant à une prévention durable des TMS.
«Les TMS ne se limitent pas à certains secteurs, comme celui du bâtiment ou encore de l’industrie, mais ils concernent l’ensemble des secteurs d’activité. Les nouvelles formes d’emploi, de travail avec la plateformisation, le développement du télétravail ou encore l’intégration des nouvelles technologies ne cessent de reconfigurer la dynamique d’apparition des TMS».
Si la prise de conscience de l’importance de la prévention de ces troubles apparaît présente, la démarche peut apparaître parfois lourde, notamment pour les plus petites structures. Reste qu’elle demeure indispensable...