Contraction de “fluvial” et “terrestre”, le tourisme fluvestre se définit, selon Voies navigables de France, comme « toute activité de tourisme et de loisir qui s’organise sur une voie d’eau (croisière, bateau promenade, location de bateaux, plaisance privée, aviron, kayak…) ou sur les espaces terrestres situés à proximité immédiate d’une voie d’eau (vélo, randonnée pédestre, roller, balade équestre, pêche…), que ces deux pratiques soient combinées ou indépendantes l’une de l’autre ».
Les rivières et les canaux sont une richesse pour les territoires. Le département de l’Aisne a la chance de disposer du deuxième réseau navigable de France, un atout qui, bien exploité, doit pouvoir peser dans le développement économique local. Le comité de pilotage va donc dans les prochaines semaines plancher sur le devenir des infrastructures existantes mais vieillissantes et réfléchir à un plan d’actions pour développer et structurer ce pan de l’offre touristique. L’exemple retenu des maisons éclusières est à ce titre révélateur, sur les 153 recensées, plus de 70 sont vacantes alors que ces habitations, expliquent les acteurs du territoire engagés dans la démarche, sont autant « d’opportunités de développer des lieux d’hébergement, de restauration et de services pour les touristes nationaux et internationaux ».
Ce plan d’actions va s’articuler autour de trois axes prioritaires :l’amélioration de la qualité des infrastructures, le renforcement de l’intérêt touristique et le développement des équipements et activités. Il est prévu qu’il soit signé à l’automne.