La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) a appelé samedi à l'organisation d'une primaire de la droite et du centre au lendemain des municipales, invitant son camp à tirer les enseignements de son échec à la présidentielle de 2022, dans une interview au Parisien.
"J’ai l’impression qu’aucun enseignement, ni de la primaire de 2022 ni de la campagne présidentielle qui s’en est suivie, n’a été tiré. Et je suis quand même bien placée pour en parler!", a déclaré celle qui avait recueilli 4,78% des voix à la dernière présidentielle.
"Imaginer faire une primaire à l’automne prochain, comme en 2022, serait une faute majeure parce qu’on ne s’improvise pas candidat à la présidentielle en trois mois", avance l'ancienne candidate des Républicains.
Selon elle, le "scénario idéal" est une "primaire qui s’enclenche dès le lendemain des municipales, avec une date butoir avant l’été".
La ténor LR plaide pour qu'elle soit "la plus ouverte possible, car c'est ce qui donne un élan populaire".
Selon elle, les candidats devront signer une charte "des valeurs de la droite et du centre" qui inclut le refus d'une alliance avec l'extrême droite, et l'engagement de se rallier derrière le candidat victorieux.
Contrairement à Laurent Wauquiez, le chef des députés LR, elle se dit opposée à une participation de Sarah Knafo à une telle primaire, rappelant que l'eurodéputée Reconquête siège au Parlement européen avec l'extrême droite allemande.
Interrogée sur le refus d'Edouard Philippe de participer à une primaire, Mme Pécresse estime qu'il "y aura une pression politique forte".
"Quand on veut se présenter à la fonction suprême, on ne craint pas une primaire ouverte", tacle-t-elle.
Quant à l'annonce, jeudi, de la candidature du patron des LR Bruno Retailleau pour 2027, elle estime que c'est une "clarification utile" qui "va permettre d’enclencher une réflexion indispensable sur (...) le processus de sélection du candidat de la droite et du centre".