La visite préfectorale de ce début d'avril a permis de faire le point sur la situation de l'usine, fortement impactée par la perte de contrats chez Stellantis et Renault. Pour protéger l'emploi local, l'État mobilise le levier de l'APLD-R : après 431 000 € versés en 2025, plus de 59 000 € d'allocations ont déjà été débloqués sur les deux premiers mois de l'année 2026 pour accompagner 150 collaborateurs du site de Meurthe-et-Moselle.
Un virage stratégique multisectoriel
Pour briser sa dépendance au secteur automobile, qui représente encore l'essentiel de son chiffre d'affaires, Eurostamp active de nouveaux leviers de croissance. L’entreprise oriente désormais son savoir-faire en découpage et emboutissage vers des marchés porteurs tels que l’aéronautique, l’armement et l’agriculture. Le secteur des énergies renouvelables figure également en haut de pile avec des projets concrets dans le photovoltaïque. Cette agilité industrielle vise à stabiliser le carnet de commandes tout en modernisant l'image d'un site historique de la région.
Vers une recomposition du capital
L’avenir d’Eurostamp se joue aussi sur le plan financier. Des discussions avancées sont actuellement menées avec un investisseur pour une prise de participation majoritaire, un signal fort pour la pérennité du site de Villers-la-Montagne. Malgré le recours à l'activité partielle, le climat social reste constructif, salué par le préfet comme un atout maître pour réussir cette transition. Cette restructuration, mêlant soutien public et capitaux privés, doit permettre à l'équipementier de retrouver sa pleine puissance industrielle.
Grâce à cette réinvention, Eurostamp espère transformer la crise actuelle en un tremplin vers une industrie lorraine plus résiliente et diversifiée.