Le secteur viticole continue d’affronter plusieurs difficultés. Dans son rapport annuel, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), installée à Dijon depuis 2024, souligne que les récoltes mondiales restent faibles pour la troisième année consécutive. Gel, sécheresse et fortes précipitations ont affecté de nombreux vignobles. Les taxes douanières américaines ont également freiné les échanges internationaux.
Dans ce contexte, la consommation mondiale de vin a diminué de 2,7% en 2025. Les surfaces viticoles poursuivent aussi leur recul, avec une baisse proche de 1% en deux ans. Les volumes échangés dans le monde ont chuté de 4,7%, tandis que la valeur globale du commerce du vin reste élevée malgré un léger repli. La France conserve néanmoins sa place de premier exportateur mondial en valeur, portée par des appellations reconnues à l’international.
La Saône-et-Loire au cœur de la résilience bourguignonne
En Bourgogne, plusieurs territoires continuent de soutenir la dynamique régionale, notamment la Saône-et-Loire. Le département occupe une place stratégique dans le vignoble bourguignon grâce aux appellations du Mâconnais et de la Côte chalonnaise, connues pour leur diversité et leur capacité d’adaptation.
Cette résilience s’appuie aussi sur l’œnotourisme, devenu un axe majeur de développement. La Saône-et-Loire bénéficie d’un important patrimoine viticole et culturel, avec des itinéraires fréquentés par une clientèle française et internationale. Dans un marché en mutation, les professionnels cherchent désormais à diversifier leur offre, notamment autour des expériences touristiques et des nouvelles tendances de consommation comme les vins à faible teneur en alcool ou sans alcool.
Malgré les incertitudes économiques et climatiques, la Bourgogne conserve ainsi des atouts importants. La solidité de ses terroirs et l’ancrage de départements comme la Saône-et-Loire permettent au vignoble régional de mieux absorber les turbulences qui touchent aujourd’hui le marché mondial du vin.