À l’origine, cette ligne traversait le territoire d’est en ouest. Depuis sa conversion en voie verte en 2016, elle offre un espace sécurisé pour cyclistes et piétons, combinant praticité, calme et nature. Elle s’affirme comme un axe central pour les déplacements du quotidien, les loisirs et le tourisme à vélo, tout en constituant un lieu de promenade apprécié des habitants et visiteurs. Certaines sections de la voie rappellent les heures sombres de l’Histoire. Entre 1942 et 1944, des convois de déportés passant par la caserne de Royallieu à Compiègne empruntaient cette ligne pour rejoindre les camps de concentration et d’extermination en Allemagne, Autriche et Pologne. Un chemin qui permet aux visiteurs de découvrir et de se souvenir des destins de résistants et de déportés ayant transité par ces lieux.
La patrimoine local mis en valeur
Au-delà de la mémoire de la déportation, la voie verte Rochy-Condé valorise également l’histoire et le patrimoine du GrandSoissons. Des panneaux et totems jalonnent le parcours pour rappeler l’histoire des bains antiques, des rois soissonnais, des maraîchers, du haricot de Soissons, ainsi que l’action de figures comme Anne Morgan, Rose Dolan, Jorge Semprun ou Geneviève Anthonioz de Gaulle. Aujourd’hui, la voie verte constitue un maillon essentiel du réseau local de mobilités douces, encourageant les déplacements à pied ou à vélo tout en reliant patrimoine, histoire et cadre de vie. Elle illustre la combinaison réussie entre mémoire collective et aménagement contemporain pour le bien-être des habitants et des visiteurs.