Recherche collaborateurs presque désespérément ! Si cet état de fait demeurait présent il y a encore quelques mois, la tendance pourrait bien s’inverser rapidement. Certaines enquêtes régionales assurent que le taux de postes non pourvus, qui a connu une hausse significative depuis 2021, a commencé à redescendre à la fin de 2023. Le ralentissement de l’activité dans certains secteurs apparaît y être pour beaucoup. En novembre dernier, l’Insee dans ses sondages de conjoncture stipulait que les dirigeants d’entreprises avançaient avec prudence au niveau des recrutements. Entre incertitude permanente sur l’évolution conjoncturelle et une pénurie de compétences certaine dans bon nombre de secteur, la planète Recrutement doit faire face à une mini (r)évolution.
Difficultés de recrutement toujours bien présentes sur des métiers pénuriques, une situation inflationniste entraînant des négociations salariales parfois tendues et un moral des collaborateurs en interne loin d’être au top, le tout additionné à une mutation des codes et des comportements, les directeurs des ressources humaines demeurent en première ligne faisant face à des problèmes structurels. Le point avec Frédéric Lemoine, président de l’ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines) Lorraine Centre.
Les marchés de demain, c’est bien, avoir les bras nécessaires et des collaborateurs formés pour y faire face, c’est mieux ! Bon nombre de filières prennent en main cette problématique avec l’implication des différentes organisations professionnelles. Exemple en Meurthe-et-Moselle avec la filière du bâtiment souhaitant ne pas passer à côté des opportunités d’activités liées au secteur du photovoltaïque.
Faire face aux aléas de l’activité de l’entreprise ou encore pallier les difficultés de recrutement, la pratique du prêt de main-d’œuvre s’affiche beaucoup plus comme une simple alternative. Dans l’agglomération nancéienne, l’ATP (Association d’entreprise et de territoire) Rives de Meurthe et la Maison de l’Emploi du Grand Nancy ont lancé début novembre une plateforme de mise en relation. Nom de code : Héracle. Un dispositif déjà expérimenté notamment chez les voisins alsaciens.