À Bollezeele, au beau milieu de la campagne flamande, l’Hostellerie Saint-Louis invite à la déconnexion. En arrivant sur place, les visiteurs sont d’abord conviés à traverser le jardin verdoyant qui borde la bâtisse, comme une transition douce avant d’entrer dans ces murs chargés d’histoire, érigés dans les années 1750. «Le bâtiment a déjà connu plusieurs vies. Il a d’abord été la demeure d’un riche seigneur, avant d’être transformé en maison de retraite - jusqu’à ce qu’il ne réponde plus aux normes -, puis en hôtel-restaurant», raconte Émilie Bouchaert. Avec son mari Michel, elle a repris les rênes de l’établissement il y a un peu plus d’un an, animée par l’envie de redonner à ce lieu ses lettres de noblesse.
Une rénovation respectueuse de l’histoire
Dès l’acquisition, en janvier 2025, le couple a fait le choix d’engager des travaux, tout en maintenant l’établissement ouvert. Du sol au plafond, l’ensemble a été rafraîchi. Exit les papiers peints datés des années 1970, place à une palette plus contemporaine mêlant crème, chocolat et vert d’eau. «Nous n’avons pas eu à réaliser de lourds travaux structurels, mais plutôt à moderniser les lieux. Nous nous sommes inspirés de l’art déco, tout en privilégiant des matériaux naturels comme le bois», précise Émilie Bouchaert. L’objectif était clair : rendre l’hostellerie chaleureuse et élégante, sans jamais la dénaturer. Certains vitraux et moulures d’époque ont ainsi été conservés ou restaurés, comme autant de clins d’œil au passé.
«Nous disposons de 26 chambres. L’un des avantages d’un hôtel-restaurant situé à la campagne, c’est l’espace», sourit Michel Bouchaert. Les chambres offrent des surfaces généreuses, allant de 16 à 40 m². «Nous proposons également un appart-hôtel, niché au cœur de l’hostellerie et capable d’accueillir jusqu’à six personnes», ajoute Émilie Bouchaert. Une formule idéale pour les familles en quête de calme et de déconnexion.
Un lieu ouvert et vivant
Quatrièmes propriétaires des lieux en près de 150 ans, Émilie et Michel Bouchaert nourrissent une ambition forte : faire rayonner l’Hostellerie Saint-Louis bien au-delà de ses murs. Ils souhaitent en faire un lieu de vie et de rencontres, aussi bien pour les visiteurs de passage que pour les habitants du territoire. C’est dans cet esprit que le restaurant, le spa et les salles de réception sont ouverts à tous. «Notre restaurant, Pauze, compte 70 couverts. Nous y proposons une cuisine bistronomique, qui mêle fait-maison, produits du terroir et circuits courts», détaille Michel Bouchaert. La carte évolue au fil des saisons, avec une volonté assumée de proposer des plats que l’on ne cuisine pas forcément chez soi, comme un welsh à la truffe. Le restaurant est ouvert du mardi au dimanche midi.
Nouvelle corde à l’arc de l’établissement, le spa de 130 m², peut accueillir jusqu’à douze personnes. Il comprend un jacuzzi, un hammam, une salle de massage ainsi qu'une piscine à contre-courant. «Il sera possible de réserver un créneau de deux heures pour profiter du spa, que l’on soit client de l’hôtel ou extérieur», assure Émilie Bouchaert. Trois salles de réception complètent l'offre. «En 2026, quatre mariages sont déjà programmés. C’est un immense bonheur pour nous», confie la propriétaire.
Cap sur les quatre étoiles
À terme, le couple vise une montée en gamme avec l’obtention d’une quatrième étoile, preuve que les 2 000 m² de l’Hostellerie Saint-Louis ont été restaurés dans le bon sens. «Les clients qui viendront ici le feront par choix. Le village n’est pas forcément un lieu de passage, mais nous sommes au cœur de la campagne, à seulement vingt minutes de la mer. Ce cadre apaisant est un véritable atout», conclut Michel Bouchaert. Issus d’un autre univers que celui de l’hôtellerie-restauration, mais portés par une passion sincère, Émilie et Michel Bouchaert entendent écrire un nouveau chapitre de l’histoire de l’Hostellerie Saint-Louis.
Pour Aletheia Press, Lolita Péron Vranesic