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À Cayeux-sur-Mer, une savonnerie artisanale transforme la simplicité en succès

Les Savons de la Baie, savonnerie artisanale installée à Cayeux-sur-Mer depuis 2021, ont développé une gamme de produits «minimalistes», où chaque ingrédient joue un rôle précis. Pour accompagner cette démarche alliant écologie, sobriété et efficacité, l’entreprise prévoit de développer en 2026 des ateliers à destination du grand public, des scolaires et des entreprises.

Les Savons de la Baie ne comporte ni parfum, ni huiles essentielles ni colorants. © Aletheia Press / D. La Phung
Les Savons de la Baie ne comporte ni parfum, ni huiles essentielles ni colorants. © Aletheia Press / D. La Phung

Créée en 2021 à Cayeux-sur-Mer par Mélanie Bourjot, la savonnerie artisanale Les Savons de la Baie a élaboré une gamme où simplicité et naturalité sont les maîtres-mots. «Je n’utilise ni parfum, ni colorant, ni huile essentielle, qui sont une catastrophe d’un point de vue écologique. Je privilégie l’huile d’olive ou de tournesol», détaille cette ancienne enseignante-chercheuse en pharmacie, spécialiste de la chimie des substances naturelles.

Pour tirer pleinement parti des propriétés de ces matières premières, elle a également fait le choix de la saponification à froid. «Mon objectif a toujours été d’aider et de répondre à des problématiques de santé. Le savon n’est pas un médicament, mais il est bien plus adapté que des produits très parfumés ou certaines références vendues en pharmacie», souligne celle qui souffre d’eczéma depuis l’enfance. D’où cette volonté de façonner savons où chaque ingrédient joue un rôle précis. 

Des savons ciblés pour chaque type de peau

Le savon surgras Tout Doux, composé à 100% d’huile d’olive, soulage par exemple les peaux sensibles, tandis que le Douceur de miel convient aux peaux eczémateuses et que le Douceur de chèvre est destiné aux peaux sujettes à l’acné. Ces produits, actuellement vendus essentiellement en baie de Somme -en boutique ou sur des marchés- ont su fédérer une véritable communauté. «Mes clients viennent pour la qualité des savons, mais aussi pour les conseils. Mon objectif pour 2026 est de démarcher des boutiques hors de la Baie, tout en poursuivant cet aspect pédagogique en proposant des ateliers», ajoute Mélanie Bourjot. Des rendez-vous destinés au grand public, mais aussi aux scolaires et aux entreprises.

Des produits simples, un succès inattendu

Reconnue pour le sérieux de sa démarche par ses clients locaux, elle séduit également les touristes de la baie de Somme. À leur intention, elle a d’ailleurs noué un partenariat avec l’illustrateur Bénigne Dubois, qui peint pour la savonnerie des phoques, des paysages locaux ou encore des messages personnalisés. «C’est très apprécié par les personnes qui cherchent à offrir quelque chose de local et d’artisanal», précise-t-elle. En complément, Les Savons de la Baie ont également développé un baume de rasage et un baume à lèvres. «Je ne m’attendais pas à un tel succès», confie celle qui là encore, a privilégié le minimalisme : «Il est composé d’huile d’olive, de cire d’abeille et de vitamine E, qui joue aussi le rôle d’antioxydant. Cela peut paraître simple, mais il m’a fallu énormément d’essais pour trouver le bon dosage et obtenir la texture parfaite», souligne-t-elle.

Des ateliers pour transmettre et sensibiliser

Forte d’une gamme complète et bien identifiée, Mélanie Bourjot souhaite aujourd’hui proposer des ateliers afin de renforcer sa démarche pédagogique. «J’ai envie de partager mes convictions et mes connaissances avec le plus grand nombre», assure celle qui animera un premier rendez-vous le 10 février à l’abbaye de Saint-Riquier. «Les dix places ont été réservées très rapidement, ce qui répond sans doute à une réelle demande», observe-t-elle. 

Outre les scolaires et les collectivités, la savonnière souhaite également démarcher les entreprises. «On peut imaginer des ateliers de fabrication de savons ou de sels de bain, mais aussi des activités liées au bien-être au travail, autour de l’aromathérapie, de la phytothérapie ou encore du décryptage des étiquettes des produits du quotidien», résume-t-elle. Des activités qui pourraient s’inscrire dans les stratégies RSE des acteurs économiques.