Principal responsable de cette hausse : une camionnette scanner arrivée en décembre 2024 sur le grand port maritime de Dunkerque, capable d’analyser un conteneur sans l’ouvrir. «Ce scanner mobile fait le tour du conteneur en une minute. Son rayonnement déploie une image, lue par un opérateur qui voit directement ce qui se trouve à l’intérieur», précise Pierre Laurent, chef divisionnaire des douanes de l’arrondissement de Dunkerque. «La levée de doute est donc plus rapide, non intrusive. Cet outil nous permet d’être plus efficaces dans notre travail, de contrôler plus de conteneurs qu’avant.» Et de ne pas retarder le flux des marchandises, au sein d’une logistique où chaque seconde compte.
Sécuriser sans ralentir le fret
«La difficulté de notre exercice, c’est que nous avons une mission de contrôle déterminante à mener sans qu’il soit question de freiner l’activité économique locale», rappelle le chef divisionnaire des douanes. Le grand port maritime de Dunkerque, une «zone de grand transit et donc de grand trafic» selon la ministre, est un atout pour la région, qui espère décrocher l’installation du futur siège de l’autorité douanière de l’Union européenne à Lille. Voilà pourquoi les exigences économiques et de contrôle vont de pair. «Le port nous met à disposition un espace, nous y travaillons avec la plus grande efficacité pour ne pas entraver les opérations de fret», poursuit Pierre Laurent.
«La sécurité est une valeur et un coût»
Dans cette situation, l’arrivée de la camionnette scanner et d’une seconde, attendue cette année, constitue un gain de performance – en plus des chiens, déjà utilisés et très efficaces eux-aussi. Autre progrès : une équipe de douaniers sera bientôt affectée uniquement au port, là où ses 150 agents de terrain opèrent en roulement, actuellement. «La sécurité est à la fois une valeur et un coût, pour un port comme le nôtre», constate Maurice Georges, président du directoire du grand port maritime de Dunkerque. «Il est donc important de parfaitement intégrer ces systèmes, de les uniformiser. Tout cela va dans le bon sens.»Pour Aletheia Press, Arnaud Stoerkler