Après avoir beaucoup travaillé sur les attractions, la Mer de Sable a, cette saison, décidé de se pencher sur ses spectacles. «C’est vraiment le marqueur du parc. Or, nos trois spectacles étaient joués depuis dix ans, ce qui est beaucoup trop long», observe Antoine Lacarrière. L'homme débute sa sixième saison à la tête de la structure d’Ermenonville, qui compte une trentaine de permanents et 200 saisonniers. Désormais, "Le Secret de la mine d’argent", "La Légendaire attaque du train" et "La Grande Chevauchée de l’Ouest" évolueront tous les trois ans.
«Trois personnes sur quatre sont déjà venues dans le parc. Nous sommes convaincus que retravailler ces animations va nous permettre de mieux fidéliser le public. Le positionnement d’un parc régional comme le nôtre est de le convaincre de revenir le plus vite possible», rappelle-t-il. Avec ces nouveaux shows, la Mer de Sable, qui rouvre ses portes à partir du 11 avril espère accueillir - si les aléas climatiques ne s'en mêlent pas - 400 000 visiteurs cette saison.
Renforcer l’identité du parc
«Nous nous sommes rendu compte que les spectacles n’étaient pas liés entre eux, que nous pouvions encore accentuer la thématisation et que certains personnages manquaient pour créer une véritable légende autour de la Mer de Sable», analyse Antoine Lacarrière. Pour cela, en plus de Willy West et Petite Plume, deux autres figures ont rejoint l’aventure : Lily Bell, une chasseuse de l’Ouest, et Black Jack, le méchant. Des héros que l’on retrouvera dans la boutique de la Mer de Sable, mais aussi dans son offre de restauration.
«Cela va au-delà des spectacles : c’est une véritable stratégie que nous mettons en place en termes d’identité et d’image», souligne le directeur. Un travail de longue haleine qui s’inscrit dans un plan de CAPEX (Capital Expenditure) décliné sur trois ans. «Une grosse partie a été absorbée sur la première année. Nous avons encore deux ans d’investissement pour pouvoir financer les scénarios, les mises en scène, les travaux…», ajoute-t-il. Si le montant demeure confidentiel, il est «assez important», puisqu’il a vocation à générer un retour très fort. «Ces spectacles sont de réels éléments de valorisation pour l’entreprise», assure Antoine Lacarrière.
Un nouveau prestataire
Pour repenser ces animations, la Mer de Sable a fait appel à un nouveau prestataire, la Compagnie Voltigo. «C’est la première fois que je travaille avec autant de personnes et de chevaux, mais nous avons déjà collaboré avec des parcs comme Bellewaerde ou Walibi», explique Cyrille Kino, directeur général de la compagnie. Si d’importants travaux en coulisses et sur le corral ont été réalisés et si le pool de chevaux a été renforcé, 90% de l’équipe initiale a été reconduite.
«C’était important pour nous, puisque les cascadeurs, comédiens et techniciens ont toujours été très engagés», rappelle Antoine Lacarrière. Tous vont désormais donner corps aux scénarios écrits par le metteur en scène Geoffrey Savary. «Il a fallu déterminer quels personnages mettre en avant, s’adapter aux sites, aux décors, aux effets spéciaux avant d’attaquer l’écriture, décrit ce dernier. Les interprètes vont aussi apporter leur touche : c’est cela qui rend l’expérience magique» !
Pour Aletheia Press, Diane La Phung