Le 23 mai prochain, l’Afasec, l’école des courses hippiques, ouvrira les portes de son campus de Gouvieux au public. Une journée pensée pour faire découvrir les formations et l’univers des métiers du cheval. «C’est l’occasion de visiter le site, de découvrir les quatre formations proposées et de poser toutes ses questions», explique Laura Martaud, formatrice technique. Le campus accueille près de 160 élèves, du collège au lycée. Dès 14 ans, les jeunes peuvent intégrer une classe de quatrième ou de troisième agricole avant de poursuivre vers des formations spécialisées, comme le CAP lad-cavalier d’entraînement dédié aux courses hippiques, le CAP palefrenier-soigneur ou encore le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique.
«Nous sommes ouverts à un large profil d'élèves, même s'ils sont des cavaliers débutants. Nous n'exigeons aucun niveau minimum en équitation. Ce qui est essentiel pour nous, c'est la motivation et l'intérêt pour le cheval», souligne Laura Martaud. Pour sélectionner ses élèves, l'Afasec propose des stages d'une semaine organisés pendant les vacances scolaires. C'est aussi un moyen pour le jeune d'éviter des mauvaises surprises. «Peu de nos élèves abandonnent en cours de route, car nous sommes vraiment attentifs pendant ces phases de recrutement, poursuit la formatrice. Il sera d'ailleurs possible de s'inscrire pour des stages de sélection samedi».
Alternance et internat au programme
L'alternance est généralisée, mais l'école veille à ne pas en faire un frein. «Il n'est pas nécessaire d'avoir déjà trouvé une entreprise pour venir chez nous. À chaque rentrée, nous fournissons des listes d'entreprises qui cherchent un alternant», précise Laura Martaud. En cas de difficultés, le jeune pourra passer son temps d'apprentissage dans l'écurie d'application. «Et pour ceux qui sont en stage dans les environs du campus, les trajets entre les entreprises et l'internat sont assurés par des navettes».
L'école propose un encadrement adapté aux élèves présentant des difficultés d'apprentissages. «Nous avons des élèves "dys", parfois multi-dys, et tout se passe bien pour eux. Ils ont un suivi adapté y compris sur le temps de l’internat», ajoute la formatrice. L'internat est d'ailleurs fortement recommandé. «C'est beaucoup plus facile pour les jeunes. Car le rythme est assez intense», souligne-t-elle. Si la scolarité est gratuite, les frais d'internat, les repas et l'équipement de monte sont à la charge des familles.
Un simulateur pour travailler des points précis
Plusieurs outils innovants sont utilisés depuis quelques années : des chevaux mécaniques et électriques ainsi qu'un simulateur. «Avec les nouveaux entrants, c'est utile pour cibler sur leur position sans avoir à s'occuper du cheval. Pour les niveaux, au-dessus, on va travailler, par exemple, des positions précises pour être efficace sur les chevaux à l’entraînement», détaille Laura Martaud. L'école affiche un taux d'insertion de 71% en moyenne. «Des opportunités existent aussi à l'étranger, nos formations sont réputées à l'international. Nous recevons même des jeunes d'Italie, du Japon…», rebondit la formatrice.
Laura Martaud insiste également sur l’importance accordée au bien-être animal, au cœur de plusieurs enseignements dispensés sur le campus. «Malgré les préjugés que l’on peut avoir, les entraîneurs de chevaux de course sont très attentifs au bien-être de leurs chevaux. C’est même un prérequis pour obtenir des résultats», souligne-t-elle. Cette démarche est notamment reconnue par le label EqqRES, consacré au bien-être du cheval et à l’environnement. «Il existe aussi un label EqqRES dédié au bien-être au travail», ajoute la formatrice technique. Des engagements qui témoignent de l’évolution du secteur et peuvent convaincre les jeunes souhaitant faire carrière dans l’univers des courses hippiques.
Pour Aletheia Press, Laetitia Brémont
Portes ouvertes :
Samedi 23mai de 9h à 17h, 5 Chemin du Chauffour, Gouvieux, inscription en ligne recommandée.