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A Paris, une marche pour donner de la visibilité aux femmes lesbiennes

Environ un millier de personnes ont participé dimanche à Paris à une marche visant à donner de la visibilité aux femmes lesbiennes et à dénoncer la lesbophobie dans la société...
Des manifestantes lors de la Journée de la visibilité lesbienne à Paris le 26 avril 2026 © SIMON WOHLFAHRT

Des manifestantes lors de la Journée de la visibilité lesbienne à Paris le 26 avril 2026 © SIMON WOHLFAHRT

Environ un millier de personnes ont participé dimanche à Paris à une marche visant à donner de la visibilité aux femmes lesbiennes et à dénoncer la lesbophobie dans la société, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les manifestants, principalement des femmes, se sont rassemblés près de la Gare de l'Est, avant de s'élancer en direction de la place de la Bastille, dans une ambiance à la fois revendicatrice et festive.

"Plus chauds que les fachos", "Et toutes les lesbiennes détestent Marine Le Pen", ont notamment lancé des manifestantes lorsque le cortège a démarré.

"Être lesbienne, c'est subir la lesbophobie, le harcèlement dans la rue, des agressions dans le cadre familial. C'est pour ça qu'on doit se battre pour nos existences dans le cadre de la montée de l'extrême droite", a commenté auprès de l'AFP Louise, 27 ans, porte-parole des Féministes révolutionnaires, l'une des associations à l'origine de la marche organisée à l'occasion de la journée de la visibilité lesbienne.

Mélanie, juriste de 29 ans, estime qu'il est "important d'avoir une marche dédiée" aux lesbiennes qui permet "de se retrouver" et de montrer que ces femmes sont "diverses", loin de la "représentation stéréotypée" d'une femme très masculine, "qu'on voit encore souvent".

En tête de cortège, la militante féministe lesbienne Alice Coffin a marché derrière une banderole affichant les mots "lesbiennes, afrolesbiennes, translesbiennes, unissons-nous". "On est dans une période où on a besoin plus que jamais" d'unité dans le "camp qui défend toutes les populations opprimées", a-t-elle dit à l'AFP.

La marche était organisée par huit associations (Bipan Paris, CLE, Collectif insurrection trans, DiivinesLGBTQIA+, Féministes révolutionnaires, le Front d'action bisexuel, OUTrans et Queer Education).

Avant la manifestation, ces organisations ont rendu hommage aux victimes de lesbophobie et notamment à Caroline Grandjean, directrice d'école harcelée pour son homosexualité, qui s'est suicidée le 1er septembre 2025.