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À Strasbourg, face à Trautmann, la maire écologiste sortante dit incarner la "vraie" gauche

La maire sortante de Strasbourg Jeanne Barseghian (les Écologistes), alliée avec les insoumis, a déclaré vouloir incarner la "vraie" gauche, jeudi, lors de son dernier meeting avant le second tour...
La maire sortante de Strasbourg Catherine Trautmann en meeting à Strasbourg le 18 mars 2026 © SEBASTIEN BOZON

La maire sortante de Strasbourg Catherine Trautmann en meeting à Strasbourg le 18 mars 2026 © SEBASTIEN BOZON

La maire sortante de Strasbourg Jeanne Barseghian (les Écologistes), alliée avec les insoumis, a déclaré vouloir incarner la "vraie" gauche, jeudi, lors de son dernier meeting avant le second tour des municipales où elle affronte notamment Catherine Trautmann.

"Nous sommes le rassemblement de la gauche. La gauche, la vraie", a déclaré Jeanne Barseghian devant une salle remplie de centaines de partisans scandant "Unité!".

"La gauche s'unit lorsque le péril est imminent et à Strasbourg il l'est", a affirmé la maire sortante.

Catherine Trautmann "a décidé de tourner le dos à cette histoire commune de la gauche". Elle "s'est ralliée officiellement à ce camp de ni de droite ni de gauche qui, on le sait bien, n'est jamais de gauche". 

Arrivée en troisième position à l'issue du premier tour, avec 19,7% des voix, Mme Barseghian a été largement distancée par Catherine Trautmann (25,9%) et par le candidat Les Républicains Jean-Philippe Vetter (24,2%).

Pour tenter de conserver son poste, l'écologiste s'est alliée avec l'Insoumis Florian Kobryn (12%).

De son côté, Catherine Trautmann, qui tente de redevenir maire de Strasbourg après l'avoir été à deux reprises (1989-1997, 2000-2001), s'est rapprochée du centriste Pierre Jakubowicz (5,1% des voix). 

Une alliance qui n'a pas été du goût des états-majors nationaux de leurs partis respectifs: pour le chef du PS Olivier Faure, Mme Trautmann s'est ainsi placée "en dehors du parti", tandis que le parti Horizons, qui avait donné son investiture à Pierre Jakubowicz, a annoncé soutenir finalement M. Vetter.

Le second tour voit donc s'affronter trois listes.

Pour Florian Kobryn, la liste Les Ecologistes-LFI forme un "front de gauche sans compromissions" face à la liste de Jean-Philipe Vetter qui incarne "la droite la plus dure, la droite complice de l'extrême droite et qui finira par voter pour elle en 2027" et face à "la droite macroniste étonnamment menée par Catherine Trautmann".

Mme Trautmann "s'est tellement droitisée qu'elle a été lâchée par le parti socialiste" et sur sa liste "se côtoient les opportunistes, les apôtres du renoncement, l'islamophobie, et désormais les macronistes les plus fanatiques", a-t-il fustigé.

"On ne m'a pas retiré mon investiture" socialiste, a tenu à préciser Mme Trautmann lors d'un débat jeudi sur BFM Alsace, défendant sa "liberté" et sa candidature "qui va au-delà des partis".