Le département réaffirme son engagement social en activant un levier financier d'urgence pour 2026. Alors que l'instabilité géopolitique pèse sur les coûts de l'énergie, cette mesure cible directement les services d’aide et d’accompagnement (SAAD) pour compenser les frais de déplacement des salariés, dont l'activité repose majoritairement sur l'usage du véhicule personnel.
Un bouclier pour le pouvoir d'achat
Le dispositif permet une revalorisation des indemnités kilométriques à hauteur de 0,03 € par kilomètre. Cette dotation, élaborée avec les fédérations majeures (ADMR, UNA, FESP), répond à une urgence économique : avec des salaires souvent proches du SMIC, les intervenants voient leur budget grevé par les trajets quotidiens. En sécurisant les revenus de ces 10 700 professionnels qui assurent 2 millions d’heures de soins annuelles, le Département tente de freiner la précarisation d'un secteur déjà sous tension.
Miser sur l'attractivité territoriale
Au-delà de l'aide immédiate, l'enjeu est de maintenir un maillage de soins efficace, particulièrement dans les territoires isolés. En soutenant les structures volontaires, la collectivité espère renforcer l'attractivité de métiers indispensables à la cohésion sociale. Cette initiative locale se veut aussi un signal politique fort envoyé à l'État, l'appelant à une réforme nationale plus profonde des grilles salariales et des conditions de travail pour pérenniser l'accompagnement du grand âge et du handicap. Le Département rappelle ainsi qu'en période de crise, la solidarité concrète est le seul rempart contre la fragilisation des services essentiels à la personne.