En bref

Aisne : Un agriculteur reçoit une bourse pour son projet de transition agricole

Un agriculteur de Montbrehain, au nord de l'Aisne, vient de recevoir une enveloppe financière de la BRF (Bourse de recherche à la ferme), un dispositif national inédit porté par l'association «Pour une agriculture du vivant». Cette BRH a pour but de  sécuriser et accélérer la transition agricole tout en couvrant les risques pris par les agriculteurs pour mener leurs essais.

Damien Brunelle voit son projet de transition agricole être soutenu par une bourse.

Damien Brunelle voit son projet de transition agricole être soutenu par une bourse.

Le projet d'un agriculteur du Vermandois distingué et soutenu. Damien Brunelle, agriculteur à Montbrehain, va mener un projet sur deux ans, qui vise à rendre opérationnel un outil mécanique permettant de réaliser en une seule opération la fissuration de la future ligne de semis, le buttage et l’implantation de couverts végétaux avant la mise en place d’une culture de betterave sucrière. Ce projet fait partie des premiers lauréats de la BRF (Bourse de recherche à la ferme), un dispositif de l'association «Pour une agriculture du vivant», doté d'une enveloppe globale de 73 000 euros.

Une bourse de 19 700 €

L'objectif de cette BRF est de soutenir l’expérimentation agroécologique directement sur des exploitations agricoles françaises. Pour le moment, six projets ont été retenus, parmi 25 candidatures, couvrant différents systèmes de production agricoles et territoires au niveau national. Celui de l'agriculteur axonais en fait partie et s'est vu attribuer une bourse d'un montant de 19 700€.

Partout en France, de nombreux agriculteurs innovent sur leurs fermes. La plupart du temps, ils financent leurs expérimentations sur leurs fonds propres, sans véritable soutien structuré du monde de la recherche ou des acteurs agricoles. C’est là tout l’enjeu de la BRF : sécuriser et accélérer la transition agricole tout en couvrant les risques pris par les agriculteurs pour mener leurs essais : risques techniques (incertitudes sur les rendements, robustesse des systèmes), risques économiques (investissements non garantis, pertes potentielles), risques organisationnels (temps mobilisé, adaptation du travail).