À Verdun, le maire Samuel Hazard a échangé avec des représentants du dispositif ASALEE, confronté à des difficultés financières croissantes. Ce programme, déployé dans de nombreux territoires ruraux, repose sur la coopération entre infirmiers et médecins généralistes pour assurer le suivi des maladies chroniques, la prévention et l’accompagnement des patients. Dans la Meuse, près de 18 000 personnes bénéficient de ce service, devenu un maillon essentiel de l’offre de soins de proximité. Toutefois, l’absence de visibilité budgétaire fragilise son fonctionnement. Plusieurs professionnels de santé poursuivent actuellement leur activité sans rémunération, faute de financements sécurisés.
Un dispositif pour limiter les hospitalisations et les coûts
Cette situation fait peser un risque sur la continuité des soins dans des zones déjà marquées par une démographie médicale sous tension. Elle soulève également des enjeux économiques plus larges, notamment en matière d’organisation du système de santé et de maîtrise des coûts liés aux pathologies chroniques. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une intervention rapide des pouvoirs publics afin de stabiliser le modèle. L’objectif est de garantir la pérennité de ce dispositif, qui contribue à limiter les hospitalisations et à optimiser les dépenses de santé, tout en assurant un accès aux soins sur l’ensemble du territoire.