Près de 20 000 personnes, une montée en puissance certaine, le tout dans un climat bon enfant. Les 7 et 11 février, de nouveaux rassemblements sont annoncés et on l’espère toujours dans cette ambiance solidaire et sans violence. La crainte, elle est bien là, c’est de voir s’enflammer une contestation populaire contre une réforme qui est loin de faire l’unanimité. D’après les différents sondages, plus des deux tiers des Français sont réfractaires à la réforme. Conséquence directe, les manifestations et mobilisations devraient s’accentuer dans les jours à venir. La crainte, plus que légitime, est de voir se muer cette contestation populaire, en rassemblement beaucoup moins calme. L’Histoire l’a déjà démontré, une contestation qui dure entraîne inévitablement une surenchère notamment exploitée par les courants extrêmes. Nous sommes encore bien loin d’un 6 février 1934, «le coup dur» comme disent les plus anciens mais le terreau d’aujourd’hui y est propice. En prendre conscience apparaît être un premier pas vers une tentative de recherche de dialogue et d’explications réels. La réforme des retraites va impacter l’ensemble de la population. La sphère entrepreneuriale n’y échappe pas. Certains artisans, commerçants et patrons de TPE étaient dans les cortèges pour défendre leurs intérêts sur le sujet aux côtés de leurs collaborateurs. Augmentation des taux de cotisation vieillesse, réforme du compte professionnel de prévention en passant par la création d’un index seniors, bon nombre de changements impacteront l’entreprise. De la pédagogie reste encore à faire histoire de calmer des esprits qui pourraient réellement s’échauffer.
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