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Autorité douanière européenne : dernière ligne droite pour Lille et la France

Le vendredi 6 février, Lille a accueilli la délégation en charge de représenter la ville, et donc la France, dans la compétition dans l’accueil de l’autorité douanière européenne. La capitale des Flandres est favorite, mais la délégation a souhaité montrer, à la Cité des échanges de Marcq-en-Baroeul, son enthousiasme à quelques jours de la décision, prévue fin février.

Vendredi 6 février, Lille a accueilli la délégation en charge de représenter la ville, et donc la France, dans la compétition dans l’accueil de l’autorité douanière européenne. La capitale des Flandres est favorite, mais la délégation a souhaité montrer, à la Cité des échanges de Marcq-en-Baroeul, son enthousiasme à quelques jours de la décision, prévue pour la fin du mois. 

Neuf villes sont en compétition : Liège, Rome, Varsovie, Zagreb, Malaga, Porto, La Haye, Bucarest et Lille. La ville française fait partie des favorites, aidée notamment par sa géographie – une heure de Paris, 35 minutes de Bruxelles, accès rapide à la mer via Dunkerque, et à 1 heure de Londres –.

Lille «incarne donc l’esprit de l’Europe», selon les mots d’Emmanuel Macron, qui s’est exprimé via une vidéo enregistrée afin de rappeler son soutien à la candidature lilloise. De plus, l’idée de mettre en place une autorité douanière européenne est française. 

Cette implantation va renforcer l’attractivité du territoire sur tous les points, notamment économiquement» (Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France)

En effet, Amélie de Montchalin, figure de proue de la candidature lilloise et ministre l’Action et des Comptes publics, a rappelé qu’en 2022, «la réforme du code douanier a été validé, après avoir été proposé par la France. C’était une volonté politique depuis plusieurs années». Elle a ajouté que cette future agence européenne «n’est pas une agence de plus». C’est pour elle un moyen d’avoir une Europe «forte, ancrée et souveraine». 

Et Lille coche ces cases. Le choix de Lille, comme le rappel la délégation, est un avantage pour l’Union européenne, mais également pour la ville, précise Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France. «Cette implantation va renforcer l’attractivité du territoire sur tous les points, notamment économiquement». 

Un enjeu également soulevé par Christian Poiret, président du département du Nord, qui a souligné l’écosystème riche du territoire, ainsi que le travail commun entre les différents corps économiques locaux.