Le chantier lancé sur la ligne Dijon-Lyon vise à remplacer des équipements arrivés en fin de cycle. Les rails et installations concernés ont en moyenne environ quarante ans, selon le gestionnaire d’infrastructure. Cette usure est jugée classique pour un réseau national qui s’étend sur près de 30 000 kilomètres.
Sur le terrain, les interventions sont importantes. Un aiguillage est remplacé, tout comme près d’un kilomètre de rails. Les équipes mobilisées doivent également poser 1 100 traverses neuves et environ 1 400 tonnes de ballast. Environ 40 agents participent à ces opérations, programmées jusqu’au 20 juin.
L’objectif affiché est double : améliorer la performance de la ligne et renforcer son niveau de sécurité. L’axe Dijon-Lyon est considéré comme un corridor structurant pour les mobilités régionales et nationales. Les travaux s’inscrivent dans une logique de maintenance préventive afin d’éviter les dégradations plus lourdes à long terme.
Un chantier local intégré à un plan régional
Au-delà de Mâcon, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de rénovation du réseau ferroviaire en Bourgogne-Franche-Comté. Le gestionnaire public prévoit d’y investir près d’un milliard d’euros entre 2026 et 2028 pour la modernisation et la régénération des infrastructures.
D’autres chantiers sont déjà engagés ou planifiés. À Chagny, 10,5 millions d’euros ont été consacrés au renouvellement des aiguillages en début d’année. Dans l’Yonne, un programme de 62 millions d’euros est prévu entre Sens et Villeneuve-la-Guyard jusqu’en 2026.
Ces travaux s’appuient aussi sur un tissu d’entreprises largement régionalisé. À Mâcon, huit sociétés ont été mobilisées, dont deux implantées en Bourgogne. Selon le gestionnaire, près de 67% des marchés publics ferroviaires sont attribués à des PME locales dans la région.
Ce recours aux acteurs du territoire s’accompagne d’une diversité d’intervenants venus d’autres régions françaises, spécialisés dans les travaux ferroviaires, la sécurité ou la logistique.