À Dijon, EktaH poursuit le développement de son traitement expérimental contre l’obésité. L’entreprise a annoncé des résultats préliminaires positifs concernant le NKS-3, une molécule administrée par voie orale conçue pour stimuler naturellement les hormones de la satiété.
Selon la société, les traitements actuels à base de GLP-1, comme le sémaglutide ou le tirzépatide, permettent une perte de poids importante mais présentent plusieurs limites. Parmi elles figurent la reprise du poids après l’arrêt du traitement, des effets secondaires gastro-intestinaux et une perte de masse musculaire.
Une action ciblée sur les récepteurs du goût du gras
Le NKS-3 agit sur les récepteurs du goût du gras CD36 et GPR120 présents dans l’épithélium lingual. D’après les données précliniques communiquées par l’entreprise, cette approche permettrait de relancer la production naturelle d’hormones impliquées dans la satiété, dont le GLP-1.
Des essais menés sur des souris précédemment traitées au sémaglutide montrent une réduction d’environ 50 % de la reprise de poids après l’arrêt du traitement, tout en préservant la masse maigre.
Premières données cliniques de phase I
EktaH indique avoir déjà conduit un essai de sécurité auprès de 27 volontaires sains et poursuit actuellement une étude SAD/MAD sur 120 patients obèses. À ce stade, plus de 87 participants ont reçu le traitement sans qu’aucun effet indésirable grave ne soit signalé.
Les premières données issues d’un traitement de 30 jours montrent notamment une diminution moyenne de la masse grasse dans une cohorte traitée par le NKS-5, accompagnée d’une légère hausse de la masse musculaire squelettique.
La société prévoit de finaliser son étude de phase I d’ici fin 2026 et de débuter le recrutement de son étude de phase IIa au premier semestre 2027.