Bourgogne-Franche-Comté : l’emploi recule, la Saône-et-Loire particulièrement touchée
Au troisième trimestre 2025, le marché du travail se dégrade en Bourgogne-Franche-Comté, selon l’Insee. L’activité économique recule, l’emploi salarié diminue et le chômage progresse sur un an. La Saône-et-Loire figure parmi les départements les plus affectés, notamment en raison du repli de l’emploi agricole.
Alors que l’économie française enregistre une croissance modérée, la Bourgogne-Franche-Comté ne bénéficie pas de cette dynamique. Au troisième trimestre 2025, l’activité économique régionale se replie dans presque tous les secteurs et se situe légèrement en dessous de son niveau d’un an auparavant. Fin septembre, la région compte 989 400 emplois salariés, en baisse de 0,3% sur le trimestre.
Le recul concerne principalement le secteur privé, avec des pertes dans l’intérim, la construction et l’industrie. L’agriculture contribue également à cette tendance, en raison d’un calendrier de vendanges particulièrement précoce en 2025. Les départements viticoles sont les plus exposés.
En Saône-et-Loire, comme en Côte-d’Or, l’emploi agricole diminue nettement, pesant sur l’évolution globale de l’emploi. Dans ce contexte, seuls le Jura et la Haute-Saône approchent la stabilité. Le taux de chômage régional s’établit à 6,9%, inférieur à la moyenne nationale mais en hausse sur un an. Les situations locales restent contrastées. Certaines zones d’emploi enregistrent une progression marquée du chômage, tandis que d’autres demeurent stables.
Des fragilités sectorielles persistantes
En Saône-et-Loire, la dégradation du marché du travail s’inscrit dans une dynamique sectorielle défavorable. Le département, fortement marqué par les activités agricoles et agroalimentaires, subit les effets du repli saisonnier de l’emploi agricole. Cette évolution contribue à la baisse des effectifs salariés observée à l’échelle régionale.
Parallèlement, l’intérim et la construction poursuivent leur recul. Dans l’industrie, l’érosion de l’emploi se poursuit, même si le rythme reste modéré. À l’inverse, l’industrie agroalimentaire fait figure d’exception avec des créations nettes d’emplois, offrant un soutien partiel à l’économie locale.
La situation des entreprises se tend également. Les défaillances progressent sur un an et le nombre d’emplois menacés augmente. Toutefois, certains indicateurs demeurent favorables. Le recours à l’activité partielle diminue et les impayés de cotisations Urssaf restent à un niveau bas, traduisant une situation financière globalement maîtrisée.
Dans l’ensemble, les données confirment un ralentissement durable du marché du travail en Bourgogne-Franche-Comté, avec des effets particulièrement visibles en Saône-et-Loire.