L’étude annuelle sur les besoins en main-d’œuvre, menée par France Travail avec l'INSEE et la Banque de France, a été présentée le 6 mai à partir des données recueillies fin 2025 auprès de 21 324 entreprises régionales. Elle fait apparaître 85 690 projets de recrutement en 2026, en baisse de 1 660 par rapport à l’année précédente. Environ 23% des entreprises déclarent vouloir embaucher, contre 22,3% en 2025.
Les services concentrent 59% des intentions d’embauche, devant l’agriculture (15%) et le commerce (11%). Près d’un tiers des recrutements sont liés à des activités saisonnières, notamment dans les vendanges et les travaux agricoles. Les principales zones concernées restent les grandes villes comme Dijon, Besançon, Chalon-sur-Saône, Mâcon ou Auxerre. Les analystes soulignent aussi une amélioration relative des difficultés de recrutement, après plusieurs années de postes non pourvus.
Des PME toujours moteurs de l’embauche
Les petites structures dominent toujours les intentions de recrutement. Les entreprises de moins de 50 salariés concentrent environ deux tiers des projets, dont 44% pour les très petites entreprises de moins de dix salariés. Même si 78% des grandes entreprises de plus de 200 salariés envisagent aussi d’embaucher, leur poids reste limité dans le volume global.
Un contexte économique sous surveillance
Les institutions économiques régionales appellent toutefois à la prudence. Elles évoquent une croissance nationale jugée faible au début de 2026 et un climat marqué par les tensions internationales et les pressions sur les prix de l’énergie. Des facteurs qui pourraient influencer les décisions d’embauche au cours de l’année.