Après avoir livré 49 logements dans quatre bâtiments du domaine Saint-Louis, respectivement des XVI, XVII et XIXe siècle, et installé au bord des berges de la Saône, Axim, promoteur immobilier lyonnais s’apprête à livrer un nouveau projet à Chalon-sur-Saône. L’ancien évêché, délaissé par le diocèse en 1801 au profit d’Autun, a été totalement réhabilité. « Le palais épiscopal était auparavant une école et une crèche. Le bâtiment avait été reconstruit au XVIIème et XVIIIème siècle. Une passerelle reliait les bâtiments à la cathédrale mais elle a été détruite depuis » précise Jennifer Rousset, Responsable de programmes chez Axim. Plus récemment, le site a aussi abrité plusieurs associations. A partir du mois de septembre, 40 logements et deux locaux destinés à des professions libérales viendront remplacer ce lieu riche d’histoire pour un projet dont le montant est compris entre sept et huit millions d’euros.
Du neuf avec de l’ancien
« Nous avons travaillé avec les architectes des bâtiments de France car le site se trouve à côté de la cathédrale Saint-Vincent. » Un toit et une façade classés aux monuments historiques ont ainsi été conservés. « Ce chantier nous imposait de respecter certaines choses comme les menuiseries extérieures ou les volets » note la Responsable de programmes. Habitué à cette dimension historique à préserver, le promoteur immobilier a pu entamer les travaux en novembre 2020, après la réalisation des fouilles archéologiques obligatoires.
Le projet finalisé porte sur 2 900 mètres carrés dont 2 200 mètres carrés habitables et dont la conception architecturale a été confiée à Cécile Chomard du cabinet lyonnais A-Graph. Le promoteur immobilier met quant à lui l’accent sur la restauration des parquets à panneaux Versailles et à la Française. « Le projet immobilier comprend 9 T1, 18 T2, 12 T3, un T4 et un T5 mais tous les logements ont été vendus », détaille-t-elle. Pour expliquer ce succès, Jennifer Rousset rappelle que ce type d’opération financière permet à l’acquéreur de défiscaliser tout en contribuant à la réhabilitation du patrimoine français. « C’est du gagnant – gagnant ! »
Pour Aletheia Press, Nadège Hubert