Ils sont fièrement alignés, flambant neufs, sur une aire entièrement dédiée sur les quelque 6 000 m² de bâtiments industriels, auxquels s’ajoutent 1 000 m² de locaux tertiaires dans ce côté de la Meurthe-et-Moselle Sud à Domjevin sur la zone d’activité de la Haie Sorette.
Ces quatre camions hydrocureurs, dont certains abordent fièrement la notion bio-carburant sont l’un des fers de lance du développement continu affiché par la filiale Est du groupe Chimirec, spécialisé dans la collecte et le traitement de déchets de tous secteurs d’activité avec une forte propension pour les déchets dangereux.
«Depuis la fin de l’année dernière, il y a une volonté de déployer au niveau national nos prestations d’hydrocurage industriel. Ce n’est pas une activité nouvelle, nous maîtrisons la technicité. Nos filiales en Corse ou encore en Vaucluse ont fait du nettoyage industriel et de l’assainissement une spécialité depuis plusieurs années. C’est un pan de développement d’activité notamment lié à la demande constante de nos clients. Dans un souci de proximité géographique, l’ensemble de nos filiales s’équipent progressivement de cette typologie de camion combinant hydrocurage et pompage», explique Jonathan Gaudron, le directeur adjoint de l’entité Est de Chimirec.
«Notre groupe collecte des déchets dangereux chez des clients dont les installations nécessitent, pour bon nombre, des interventions régulières d’hydrocurage comme pour les séparateurs d’hydrocarbures, le nettoyage industriel, les débourbeurs ou encore les aires de lavage».
Organisation des flux améliorée
Au cœur de cette mini planète version traitement des déchets industriels dangereux (DID) mais également des déchets industriels non dangereux (DIND), Émilie Grandmougin, la directrice de Chimirec Est, confirme cette nécessaire anticipation de l’évolution de l’activité de ce groupe familial (créé en 1958 par Pierre Fixot et piloté par son fils Jean depuis 1987) implanté dans une quarantaine de sites dans l’Hexagone (9 dépôts d’huiles, 24 plateformes de collecte, 9 centres de traitement, 24 laboratoires) et une dizaine d’implantations à l’international (Pologne, Turquie, Canada ou encore Maroc) pour un CA affiché en 2024 de 280 millions d’euros.
Pour la filiale Est, couvrant sept départements (Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin et Vosges), cette anticipation vient de passer par une extension de ses capacités de stockage et une modernisation générale de son outil industriel. 1 500 m² d’entrepôts supplémentaires ont été créés venant compléter les 5 800 m² de locaux existants.
Le tout additionné à une création de nouveaux espaces de bureaux offrant aux équipes (78 collaborateurs sur le site) des locaux adaptés aux nouveaux usages.
«C’est notre troisième extension sur le centre depuis sa création en 1999», assure celle qui dirige l’entité Est de Chimirec depuis 2013. «Cet agrandissement récent était indispensable pour permettre d’absorber la croissance continue de notre activité tout en améliorant l’organisation des flux».
L’extension comprend notamment un nouveau bâtiment dédié au stockage des contenants vides, utilisé dans le cadre des prestations de collecte et de stockage des déchets chez les clients.
C’est notre troisième extension sur le centre
«Notre nouvelle organisation permet une meilleure gestion des flux et une sécurisation renforcée de nos zones d’exploitations. Elle permet également d’éviter la saturation de nos zones de stockage existantes et sécurise la continuité de nos prestations auprès de nos clients».
L’aire de tri des déchets industriels non dangereux (DIND) a été également réorganisée «afin de fluidifier les opérations et d’orienter plus efficacement les déchets vers les filières de valorisation».
L’an passé, le site de Domjevin a traité près de 21 000 tonnes de déchets (dont 6 000 tonnes d’huiles usagées, dites huiles noires, essence même du métier du groupe) et le développement annoncé de l’activité hydrocurage sur la zone géographique d’intervention vient renforcer cette nécessité d’investissement.
Le programme s’élève à 3 millions dont un million d’euros ciblé sur le seul volet sécurité. Un peu logique vu la nature de l’activité...
Culture sécurité …
Un million d’euros investis pour le seul volet sécurité ! Sur le site de Domjevin, comme sur l’ensemble des centres du groupe, Chimirec affiche une politique en matière de sécurité qui se veut optimale. «Il faut de la durabilité sur ce sujet pour que la sécurité devienne un automatisme, un réflexe», assure Margot Demange, responsable QSE (Qualité Sécurité Environnement) chez Chimirec Est.