L’arrêté préfectoral du 9 avril portant ouverture de l’enquête publique qui a eu pour conséquence d’avancer le calendrier préalablement fixé à l’automne prochain avait provoqué des réactions épidermiques. Des associations opposées au projet et des habitants avaient d’ailleurs saisi la justice pour tenter de retarder cette échéance. Mais après le rejet la semaine dernière par le Tribunal administratif de Nancy de la requête, le projet Cigéo est désormais entre les mains de la population où chaque habitant a la possibilité de donner son avis. L’enjeu sera pour chacun de s’informer sur le projet, de prendre connaissance du dossier et de formuler des observations ou des propositions. Cette phase de consultation s’appuiera sur des modalités de participation diverses et variées que ce soient des permanences, des réunions d’information ou encore des dépôts de contribution.
45 jours pour s’informer et s’exprimer
Pendant quarante-cinq jours, entre le 18 mai et le 2 juillet prochain, l’enquête publique est conduite par une commission d’enquête où cinq commissaires enquêteurs sont mobilisés sur le terrain. Ils assureront 22 permanences dans onze communes afin de répondre aux questions du grand public. Deux réunions en ligne sont également programmées les 3 et 15 juin prochains en fin de journée. Tout semble désormais en ordre de marche pour franchir cette étape clef et obligatoire avant le décret d’autorisation qui lancera la phase industrielle pilote. Un décret qui pourrait vraisemblablement être publié avant les futures élections Présidentielles qui auront lieu en avril 2027.