Dossier

Club Japon : un levier pour renforcer les liens économiques en Hauts-de-France

Réunie à Lille le 21 avril, la quatrième édition du Club Japon des Hauts-de-France a confirmé son rôle central dans le développement des relations économiques entre entreprises françaises et japonaises.

À Lille Grand Palais ce 21 avril, le Club Japon des Hauts-de-France a une nouvelle fois rassemblé acteurs institutionnels, industriels et académiques autour d’un objectif commun : renforcer les synergies entre les deux pays. Présenté comme «le rendez-vous incontournable du dialogue économique franco-japonais», l’événement s’inscrit dans une stratégie d’attractivité à long terme.

«Le Japon est le premier investisseur en France», a rappelé Jean-Paul Mulot, conseiller régional délégué aux relations internationales. À l’échelle nationale, cela représente 850 entreprises, 100 000 emplois et 13 milliards d’euros d’investissements. Une dynamique qui se décline régionalement avec 84 établissements et près de 10 000 emplois.

Un outil pour structurer les coopérations

Au-delà des chiffres, le Club Japon se veut avant tout un espace d’échanges et de construction de partenariats. L’enjeu : faciliter les implantations, mais aussi encourager les projets. «Entrepreneurs de France et du Japon, nous avons tout intérêt à nous allier», a souligné Yann Vincent, CEO d’ACC, évoquant la nécessité de gagner en souveraineté face aux grandes puissances économiques que sont la Chine et les Etats-Unis.

Dans un contexte international marqué par des tensions, cette coopération apparaît comme un levier stratégique. Les discussions ont notamment mis en avant le rôle des grandes instances comme le G7 pour rééquilibrer le commerce mondial.

La relation de confiance au cœur des échanges

Les intervenants ont insisté sur une spécificité des relations d’affaires japonaises : leur inscription dans la durée. «Les Japonais font des affaires sur des relations de confiance», a rappelé Laurent Fullana, président d’Horiba France. Le Club Japon répond précisément à cet enjeu en créant des opportunités de rencontres régulières entre dirigeants, favorisant ainsi la construction de liens solides.

Les échanges ont mis en lumière certains obstacles. Complexité réglementaire, différences en matière de droit du travail ou difficultés d’obtention de visas figurent parmi les principaux freins évoqués par les entreprises japonaises. Autant de sujets qui appellent à des ajustements pour faciliter les implantations et renforcer l’attractivité du territoire.

Vers un changement d’échelle

En clôture, Akihiko Tamura, directeur général de Jetro Paris, a proposé de faire évoluer le Club Japon. L’ambition : dépasser le cadre régional pour porter les coopérations à une échelle nationale, puis européenne. Une perspective validée par le président de Région, Xavier Bertrand, qui ouvre la voie à une nouvelle étape pour ce dispositif, appelé à devenir un véritable porte-voix du dialogue économique franco-japonais.

Pour Aletheia Press, Lolita Péron Vranesic