En bref

Dans l'Oise, le Département continue ses investissements en 2026 avec un budget prudent

Dans son budget primitif 2026, le Conseil départemental de l'Oise reconduit le budget d'investissement en 2026 au même niveau qu’en 2025 et maintient un bon niveau de fonctionnement, dans un contexte incertain et tendu.

Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l'Oise, a présenté le budget prévionnel du Département.

Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l'Oise, a présenté le budget prévionnel du Département.

Le Conseil départemental a présenté son budget primitif 2026, dans un contexte économique tendu, qui dure depuis quelques années. Ainsi, ce budget se veut «prudent et maîtrisé», comme le définit Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental de l'Oise, avec une progression beaucoup plus rapide des dépenses que des recettes. «En quatre ans, nos dépenses ont progressé de 71 millions d'euros, sans concertation et sans compensation de l’État, alors que nos recettes n’ont augmenté que de huit millions d'euros», constate-t-elle. 

Au total, les dépenses de fonctionnement 2026 sont estimées à 807,5 millions d'euros, en hausse de «seulement» 1% par rapport au budget primitif 2025, soit un niveau inférieur à l’inflation. Quant au budget d’investissement, il est reconduit en 2026 au même niveau qu’en 2025, soit 150 millions d'euros d’inscrits. 

Contexte budgétaire contraint 

Dans cette présentation, Nadège Lefebvre a rappelé le contexte économique dans lequel ce budget primitif 2026 a été fait, précisant que la bonne gestion globale et responsable a permis de continuer d'investir, malgré des baisses dans le budget de fonctionnement qui ne peuvent être épargnées, et ce sans hausse de taxe. «L’État continue à décider seul de dépenses supplémentaires pour 2026», exprime-t-elle. Concrètement, en 2026, le gouvernement augmente le taux de cotisation retraite dans la fonction publique à la charge de l'employeur, soit +2,1 millions d'euros, après +2,1 millions d'euros en 2025. De même, la reconduction du Dilico (Dispositif de Lissage Conjoncturel des recettes) impacte le budget de 3,5 millions d'euros supplémentaires. 

Dans le même, la présidente du Conseil départementale de l'Oise pointe la baisse des recettes de l’État qui continuent, «sans compensation» note-t-elle. Au total, le Département connaît une diminution des recettes de la TVA (soit - 700 000 euros), une diminution des dotations de fonctionnement (- 900 000 euros) et «un effondrement de la taxe d'aménagement» dont le rendement a diminué de cinq millions d'euros en deux ans. 

Un budget prudent mais qui assure l'avenir 

Ce contexte a poussé le Département à construire un budget 2026 «prudent et maîtrisé». Les investissements ne sont pas revus à la baisse avec un budget consacré reconduit en 2026 au même niveau qu’en 2025, soit 150 millions d'euros d’inscrits. Ce choix est possible «grâce à une bonne tenue du budget depuis ces dernières années», félicite Nadège Lefebvre, précisant que dans ce contexte financier actuel, l’Oise figure à nouveau, en 2026, parmi les meilleurs départements de sa strate en investissement.

Du côté du budget de fonctionnement, les recettes 2026 sont estimées à 871 millions d'euros et les dépenses sociales devraient s'établir à 477,5 millions d'euros, soit 59,1% du budget de fonctionnement. Le contexte économique impacte tout de même le budget, des baisses ont été actées. Dans les faits, le budget de la culture sera ramené à son niveau de 2024, soit -10% par rapport à 2025. Les contrats uniques d’insertion dans les collèges seront arrêtés, «peu efficaces en termes d’insertion», soit - 635 000 euros. Enfin, le dispositif d’aide à la préscolarisation (sans base légale) sera également arrêter, soit -1 000 000 euros en année pleine.

En 2026, le Conseil Départemental de l’Oise maintient donc son cap pour «poursuivre ses actions
au service des habitants et acteurs du territoire et maintien un bon niveau d’investissement pour bâtir l’Oise de demain
», définit Nadège Lefebvre.