Portrait

De la carbochimie aux batteries… ou l’histoire du Crepim !

Installé à Bruay-la-Buissière, le Crepim déploie son expertise dans la sécurité incendie des matériaux et des batteries. Reportage. 


Créé en 1992 à Mazingarbe, le Crepim a ensuite rejoint Bruay-la-Buissière. Sa vocation ? Préserver un savoir-faire scientifique issu notamment de la carbochimie développée à l’époque des Charbonnages de France. Une entreprise dirigée depuis 2013 par Franck Poutch, auparavant salariés pendant 15 ans. «Notre métier est d'aider nos clients à développer des matériaux qui ont une réaction au feu limitée, qui dégagent peu de fumée et dont la toxicité est maîtrisée», résume-t-il. 

Aujourd’hui, le Crepim compte 14 salariés et dispose de 2 000 m2 de laboratoires, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 4,6 millions d’euros.

Modélisation des feux de batteries

Ferroviaire, bâtiment, maritime, aéronautique, mobilité électrique… il intervient dans des secteurs variés sur les problématiques de sécurité face au risque incendie. «Les matériaux utilisés dans un train, un avion ou un bateau sont ainsi soumis à différents essais permettant notamment d'évaluer la propagation des flammes, la puissance du feu, l'opacité des fumées ou leur toxicité», explique Franck Poutch. « 'expertise du centre repose notamment sur les compétences de nos équipes en chimie et dans les matériaux. En étant chimistes, nous sommes par exemple capables de comprendre la façon dont une batterie s'enflamme et ce qui peut provoquer son inflammation, c’est là que nous apportons une véritable valeur ajoutée à nos clients». 

Le Crepim travaille ainsi avec les acteurs de la filière batterie, à l’instar des gigafactories de la région, et développe des essais à différentes échelles. «Nous réalisons des tests sur de petits systèmes et disposons d'un bunker permettant de travailler sur des ensembles de plus grandes dimensions». L'entreprise axe particulièrement son développement dans ce domaine en travaillant notamment sur la modélisation des feux de batteries.

Le Crepim participe également au projet régional Recybat, avec le CrittM2A, dédié aux méthodes de réutilisation puis de recyclage des batteries. «Avant de recycler une batterie, l'idée est de pouvoir lui donner une seconde vie, par exemple dans le stockage stationnaire. Quant à leur recyclage, les technologies existent, il manque simplement du volume à ce jour pour amorcer les investissements». Une nouvelle expertise appelée, à n’en pas douter, à prendre de l'ampleur alors que la filière régionale de la batterie poursuit sa structuration.