Un programme immobilier dédié à l'accession à la propriété au cœur du quartier du Pollet. Voilà la promesse portée par le promoteur Drakkar Développement, basé à Bihorel, qui a célébré la fin du gros œuvre de son projet le 10 avril dernier. «Nous avons obtenu le permis de construire en 2024. Les travaux ont débuté en 2025 et la livraison est prévue en décembre», détaille Aymeric Dormeau, président de Drakkar Développement. Pour une remise des clés qui devrait donc être effective tout début janvier 2027.
Le programme prévoyait au départ 25 appartements, du T1 au T5. Mais pour répondre aux demandes spécifiques des acheteurs, des volumes ont finalement été regroupés. Ce sont donc 19 logements qui verront le jour, dont 18 offrent un accès extérieur (terrasse ou balcon).
Objectif : résidences principales
La plupart sont déjà vendus, cinq demeurent accessibles, dont les deux duplex du dernier étage (le plus grand affichant 114 m² habitables). «Nous avons eu beaucoup de demandes», souffle Aymeric Dormeau. «Ce sont principalement des gens du bassin dieppois qui recherchent une résidence principale en cœur de ville».
Un point important tant la demande en accession à la propriété est grande à Dieppe. «Il y a de gros investissements à venir dans le bassin. L'EPR bien sûr, mais pas seulement. Il faut qu'on les accompagne en matière d'offre de logement», insiste Nicolas Langlois, maire de Dieppe. Celui-ci se réjouit donc que Drakkar Développement interdise la location de meublés courte durée (type AirBnB) dans son règlement de copropriété.
Encadré par les rues Jean Antoine Belle Testé et de Vareille et le quai de l'Yser, le bâtiment remplace 17 boxes de garage, démontrant, comme le souligne Sébastien Jumel, président de l'agglomération, «qu'on peut construire la ville sur la ville». Et ce même s'il faut aller chercher la craie à 15 mètres de profondeur pour bâtir.
Vue sur le port de commerce
Le bâtiment a été conçu par l'agence Artefact pour une prestation haut de gamme : l'accession se fait à partir de 160 000 euros (T1) et jusqu'à 575 000 euros pour le plus grand duplex. Aux normes RE2020, sa conception s'est faite en collaboration étroite avec les Bâtiments de France, dans un quartier très protégé.
Outre les pieux, la situation du bâtiment a aussi empêché la réalisation de garages en sous-sol. Ceux-ci sont donc prévus en rez-de-chaussée. «Le chantier a été compliqué», raconte Jean-Baptiste Orange, associé de Drakkar Développement. «Il y a très peu d'espace sur la voirie. Cela a demandé une organisation logistique très forte, et cela a ralenti le chantier».
«Nous avons besoin d'investisseurs qui sont prêts à relever ce genre de défi ; il nous faut des opérations privées comme celles-ci», s'est félicité Nicolas Langlois. Avant de vanter ce qui sera «l'une des plus belles vues de la ville sur le port de commerce et le pont Colbert».
Pour Aletheia Press, Benoit Delabre