Interview
Olivier Chevrier, directeur d’Harmonie Mutuelle Grand Est

«En matière de santé il faut agir plus tôt, plus vite et autrement»

Nouveau directeur d’Harmonie Mutuelle Grand Est depuis le début de l’année, Olivier Chevrier entend poursuivre la dynamique engagée dans la région, notamment par sa prédécesseuse Nathalie Vignier, en boostant le déploiement du mouvement de l’Éco-santé.


© Harmonie Mutuelle. Olivier Chevrier a succédé à Nathalie Vignier à la direction Grand Est d’Harmonie Mutuelle.

© Harmonie Mutuelle. Olivier Chevrier a succédé à Nathalie Vignier à la direction Grand Est d’Harmonie Mutuelle.

Vous venez de prendre la présidence d’Harmonie Mutuelle Grand Est et vous entendez notamment consolider et accentuer le déploiement du mouvement Éco-santé engagé depuis quelques temps par votre structure, pourquoi et comment ?

Les dépenses de santé augmentent chaque année du fait du vieillissement de la population ou encore du développement des maladies chroniques et notre système de santé est sous tension. Il est impératif d’agir. Le mouvement de l’Éco-santé que nous avons lancé entend répondre à ces problématiques. Des solutions existent déjà comme les dépistages ou encore les actions de prévention. Notre objectif est de renforcer notre impact en proposant des solutions concrètes qui permettent à chacun de devenir acteur de sa santé.

Comment renforcez votre impact ?

Le mouvement Éco-santé s’appuie sur trois fondamentaux : agir plus tôt, agir plus vite et agir autrement. Agir plus tôt en facilitant et en insérant dans le quotidien des Français et au sein des entreprises, un recours plus important aux solutions de prévention existantes. Agir plus vite pour sensibiliser et orienter vers des prises en charges rapides, notamment grâce aux opérations de dépistage. Agir autrement, en accompagnant un changement culturel des approches et en privilégiant des solutions à impact positif sur l’écosystème et les ressources. C’est dans notre logique d’Entreprise à mission.

Les entreprises sont-elles aujourd’hui sensibilisées à ce mouvement ?

La grande majorité des entreprises, quelle que soit leur taille, ont pris conscience de l’intérêt de la prévention et la prise en compte de la santé de leurs collaborateurs même si le travail d’acculturation se doit de continuer. C’est devenu un investissement stratégique pour elle plutôt qu’un centre de coûts. Nous sommes là pour les épauler dans leurs démarches en leur proposant un accompagnement adapté et des solutions pratico-pratiques pour mettre en place une véritable stratégie en matière de santé au sein de leur structure.

On parle beaucoup d’Activité physique et sportive (APS) en entreprise, un levier que vous actionnez ?

Nous la pratiquons déjà en interne avec une forte mobilisation et nous pouvons ainsi la proposer à nos 8 000 entreprises et entrepreneurs clients. Nous sommes d’ailleurs membre de la Fédération française du sport d’entreprise. L’APS peut être pratiquée par le plus grand nombre, il ne faut pas la confondre avec une pratique sportive intensive et de compétition. Des choses simples et accessibles à tous peuvent être mises en place.

Avez-vous des actions spécifiques au niveau des dirigeants d’entreprise ?

Le dirigeant d’entreprise est le premier concerné. Il est indispensable qu’il prenne conscience de la nécessité de prendre soin de lui car sans lui l’entreprise peut être en danger. Nous travaillons notamment sur la problématique de la santé mentale au niveau du chef d’entreprise, comme d’un point de vue général car ce sujet concerne tout le monde. La santé mentale a d’ailleurs été, de nouveau désignée comme grande cause nationale cette année. Pour les dirigeants, nous nous appuyons notamment sur le dispositif Apesa (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë).