On le sait, le premier confinement a profondément bouleversé notre façon de consommer et obligé les commerces à trouver des alternatives pour continuer vaille que vaille leur activité. Au niveau national, au 3e trimestre 2020, le e-commerce comptait 11 900 sites marchands en plus comparé au même trimestre 2019. Et depuis janvier, l’augmentation du canal Web des magasins a connu une augmentation de 41%, trois fois plus importante qu’entre janvier et septembre 2019 (+13%).
D’après la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), qui a mis en place au deuxième confinement un panel d’une cinquantaine de sites e-commerce du secteur non alimentaire, les enseignes magasins ont enregistré la plus forte croissance (+175%) sur le premier mois du confinement de novembre 2020.

Le digital, une solution pour traverser la crise
Les Hauts-de-France suivent cette tendance ; dans la région, plus de la moitié des ménages ont effectué des achats non alimentaires sur Internet, soit 9 points de plus qu’avant le confinement, et 29% des clients n’achètent pas directement en magasin (une hausse de 9 points également).
Dans le secteur alimentaire, 16% des ménages ont recours au drive contre 5% il y a cinq ans ; 62% disent avoir une fréquence d’achats moins importante qu’avant le confinement – ils sont 51% à faire leurs achats une fois par semaine.
Pour éviter l’arrêt total de leur activité, 42% des commerçants ont mis en place des outils numériques dès le premier confinement, et 44% estiment que le digital les a aidés à traverser la crise. Fin mars 2020, 12% des commerçants indiquaient avoir des besoins urgents liés au numérique. Avec comme principaux besoins, la communication client et les réseaux sociaux, l’acquisition de compétences et les services à mettre en place.
Principal outil digital utilisé : la présence en ligne à 85%, la vente en ligne depuis son propre site Internet n’ayant été citée que par 20% des commerçants et seuls 10% citent l’utilisation de marketplaces de sites en ligne. Mais un tiers d’entre eux estiment que leur activité ne se prête pas à l’utilisation de tels outils.

Le commerce doit suivre les nouvelles tendances sociétales, une nouvelle donne dont ont conscience les commerçants : une des priorités pour la majeure partie d’entre eux (huit sur dix) étant de s’adapter à ces nouveaux comportements pour favoriser la reprise de leur activité. D'ailleurs, 65% des commerces sont présents en ligne et 30% y réalisent des ventes ; 30% des répondants se disent par ailleurs intéressés pour intégrer une plateforme de vente en ligne régionale.
Et après ? 58% des commerces n’envisagent pas d’usage plus important du digital dans leur activité, ils sont 68% à estimer que la capacité d’adaptation sera la principale compétence dont ils auront besoin pour gérer l’après-crise, suivie par la créativité et l’innovation (27%), les compétences numériques et le digital arrivant sur la 3e marche du classement (19%).
Pour retrouver l'enquête dans son intégralité : https://hautsdefrance.cci.fr/a...