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Ferroviaire: Velvet "n'est pas du low cost", indique sa présidente Rachel Picard

Velvet, l'entreprise ferroviaire qui ambitionne de concurrencer la SNCF à partir de 2028 sur des lignes à grande vitesse entre Paris et quatre grandes villes de l'ouest de la France, ne "sera pas du low...
Rachel Picard, cofondatrice et présidente de la compagnie ferroviaire privée française Velvet, regarde par la fenêtre d'une des locomotives de son entreprise à l'usine Alstom de Belfort, dans l'est de la France, le 27 juin 2025 © SEBASTIEN BOZON

Rachel Picard, cofondatrice et présidente de la compagnie ferroviaire privée française Velvet, regarde par la fenêtre d'une des locomotives de son entreprise à l'usine Alstom de Belfort, dans l'est de la France, le 27 juin 2025 © SEBASTIEN BOZON

Velvet, l'entreprise ferroviaire qui ambitionne de concurrencer la SNCF à partir de 2028 sur des lignes à grande vitesse entre Paris et quatre grandes villes de l'ouest de la France, ne "sera pas du low cost", a indiqué vendredi sa présidente Rachel Picard.

"La gamme n'est pas du low cost", a déclaré Mme Picard sur BFM Business, en expliquant qu'elle comptait surtout jouer la "complémentarité" avec la SNCF, pour "compléter une offre qui aujourd'hui est insuffisante", notamment sur le réseau ferré vers et au départ de Bordeaux, Rennes, Nantes, Angers et Paris.

"On a mesuré que 15% des Français qui veulent prendre le TGV aujourd'hui n'y arrivent pas parce qu'ils ne trouvent pas de place", a rappelé cette ancienne cadre dirigeante de la SNCF.

Sans donner les détails de la future politique commerciale de Velvet en cours d'élaboration, la dirigeante, qui avait développé la gamme lowcost Ouigo lorsqu'elle était à la SNCF, mise sur l'augmentation de l'offre pour rendre les trains plus accessibles. 

Les trains Velvet, dont le premier est sorti de l'usine Alstom de La Rochelle en avril, sont très "capacitaires", ils vont "être ouverts à beaucoup de gens", a souligné Mme Picard, qui avait quitté l'entreprise publique en 2020 pour fonder Velvet avec son associé Timothy Jackson.

Velvet propose d'ajouter 10 millions de places supplémentaires par an sur les liaisons qu'elle va exploiter par rapport à ce que la SNCF propose.

"A partir du moment où massivement vous mettez plus de places, et 10 millions, ça commence à être représentatif, automatiquement, vous allez faciliter l'achat jusqu'au dernier moment et automatiquement les petits prix ne partiront plus aussi vite, et vous aurez finalement des prix abordables beaucoup plus longtemps et pour beaucoup plus de gens", a-t-elle fait valoir.

"Si on veut faire rouler tous les trains tous les jours vers les destinations, il faut s'adresser à la fois aux gens qui vont partir en week-end, aux gens qui vont prendre un rendez-vous dans la journée et revenir, ou aux télétravailleurs qui vont +commuter+ (faire l'aller-retour, NDLR) deux ou trois fois pas semaine", a ajouté Mme Picard.

Les équipes Velvet ont "travaillé l'intérieur du train et des services dans le détail", a-t-elle précisé: "on veut que les gens se sentent un peu chez eux (...) et que tout soit très facile pour eux pendant le voyage".

Avant de se lancer sur les rails, la jeune compagnie, qui a annoncé cette semaine avoir obtenu sa licence ferroviaire auprès du ministère des Transports, sorte de permis de conduire sur les rails jaugeant ses capacités financières, doit encore décrocher la certification de ses trains et son Certificat de sécurité unique (CSU).

A la SNCF, le lancement des TGV low cost Ouigo, pensés comme des outils de conquête de nouveaux voyageurs qui ne prenaient pas le train jusqu'à présent, a été initié le 2 avril 2013 par la directrice générale de SNCF Voyages de l'époque Barbara Dalibard, à qui a succédé Rachel Picard de 2014 à 2020, qui a ensuite fortement développé la gamme.