Filab, un outil sur-mesure pour continuer à grandir à Saint-Apollinaire
Le laboratoire d’analyses industrielles Filab affiche une croissance moyenne de 20% depuis près de 15 ans. Avec un bâtiment créé sur mesure à Saint-Apollinaire, l’entreprise entend poursuivre sur la même lancée.
Chez Filab, il y a eu un avant et un après 2008. D’abord installé à Chenôve à sa création en 1979, le laboratoire d’analyses s’est fait une première réputation en réalisant des travaux routiniers dans son domaine. «Notre métier historique consiste à répondre aux normes» explique Jérôme Goux, président de Filab. L'entreprise intervient dans de nombreux domaines. «Et ce, qu’il s'agisse de normes environnementales pour le traitement des déchets ou les rejets d’eau ; qu’elles concernent la présence de métaux lourds dans le secteur cosmétique, ou encore la bonne nuance d’un alliage pour assurer la bonne composition chimique d’un produit à un client en fonction de son cahier des charges» poursuit le président de Filab.
En 2008, le laboratoire affichait un chiffre d’affaires d’un million d’euros grâce à 13 salariés. Dix-huit ans plus tard, le chiffre d’affaires s'élève à 17,6 millions d’euros en 2025 et l'effectif est passé à 130 collaborateurs. Une progression qui a nécessité de pousser les murs. Après un premier déménagement dans un bâtiment de 2 100 mètres carrés, Filab s’est installé en octobre 2024 dans un nouvel écrin de 5 200 mètres carrés, construit sur mesure pour répondre à ses besoins, dans l’Ecoparc Dijon Bourgogne à Saint-Apollinaire.
Un outil à la hauteur des ambitions
«Nous voulions intensifier notre image premium. Donc, nous avons sollicité un architecte, un architecte d’intérieur et un expert en aménagement de laboratoire. Le bâtiment a été pensé pour atteindre 200 collaborateurs dans les cinq ans» complète Jérôme Goux. Cette démarche visait également à assurer un certain bien-être au travail pour les salariés autant que d’intégrer au mieux les valeurs RSE que portent l’entreprise.
Si le laboratoire connaît une croissance moyenne de 20% depuis 15 ans, c'est grâce à l'arrivée de l'actuel dirigeant en 2008. Premier docteur à être recruté, il a encouragé l’accélération des expertises. «Cela peut s’appliquer à des développements de dosage, par exemple pour la filière pharmaceutique. Avant de commercialiser un médicament, l’industriel doit s’assurer du bon dosage du produit fini et le laboratoire établit une méthode d’analyse dédiée» développe le président.
Une nouvelle accélération, en 2019, s'est concrétisée avec le rachat par trois associés et l’entrée d’un fonds d’investissement au capital. «Grâce au fonds d’investissement, nous avons eu plus de moyens et nous nous sommes ouverts à un vaste marché peu concurrentiel» constate Jérôme Goux.
Un à deux millions investis annuellement
Filab intervient aussi pour d’autres industriels quand une pièce casse afin de comprendre si le défaut est mécanique ou s’il vient de la matière. En définissant les causes de la casse, l’industriel peut corriger le défaut. L'entreprise œuvre ainsi au service des filières métallurgiques, pharmaceutiques mais aussi cosmétiques, nucléaires, plasturgiques, aéronautiques ou encore des dispositifs médicaux.
Chaque année, l'entreprise investit entre un et deux millions d’euros par an concernant des outils d’analyses scientifiques pour apporter une prestation à forte valeur ajoutée et offrir un service premium à sa clientèle. Pour poursuivre sa croissance, Filab entend renforcer son ancrage sur les marchés existants et développer des prestations en s’appuyant sur de nouvelles compétences qu’elle ne tardera pas à recruter.
Pour Aletheia Press, Nadège Hubert