Créée en 1973 et installée à Gamaches depuis 2018, la société Billat, devenue Plastic Billat (groupe Baho), développe, depuis plus de 50 ans, un savoir-faire dans l’injection plastique de pièces techniques, d’aspect et de précision pour les marchés de petites et moyennes séries.
Avec sa marque Billat, elle est aujourd’hui la dernière entreprise à fabriquer des accessoires automobile (raclettes à givre, pelles de déneigement, brosses.…) en France, ce qui représente 15% de son chiffre d’affaires, qui était de 4,3 millions d’euros en 2025, dont 30% à l’export. Une partie de sa gamme est réalisée à partir de déchets marins (4 tonnes par an) qui sont des filets de pêche. Ces produits se retrouvent dans la grande distribution et sont exportés vers les Etats-Unis, la Pologne ou Israël.
Diversification
La force de l'entreprise repose sur la diversification. Au total, 10% de l’activité est composée par les cosmétiques et la sous-traitance verrière (bouchons pour les échantillons de parfums, supports pour le laquage des flacons) ce qui lui vaut de figurer parmi les adhérents de la Glass Vallee. Le secteur alimentaire (assiettes ou verrines réutilisables, par exemple) s’élève à 11% de l’activité. Le médical (embouts parfumés pour les dentistes pour nettoyer la bouche des clients) affiche 22%. Le secteur automobile (pièces sous le capot ou dans l’habitacle) affiche 16 % du chiffres d’affaires. Enfin, l’industrie (pièces d’escabeaux, robinetterie, serrurerie…) est le premier pôle d’activité de Plastic Billat avec 26%. «La diversification fait notre force, reconnait Mickael Rosant, le directeur général. Cela permet de rester en équilibre. Quand une activité ralentit, on peut s’appuyer sur les autres. Notre plus gros client représente 18% de notre chiffre d’affaires».
L’équipe est composée de 42 collaborateurs et collaboratrices ainsi que d’un parc régulièrement renouvelé de 32 presses à injecter de 25T à 320T, dont 13 électriques et sept presses avec robot cinq axes, fonctionnant 24h/24h, 6j/7j. Ce qui permet de répondre rapidement aux demandes des clients, tout en assurant une qualité et un service de premier ordre.
Maintenance et mise au point sur place
L’activité est regroupée sur un seul et unique site de 4 400 m² dont 1 300 m² de stockage. Un atout pour effectuer maintenance et mise au point en un temps record, dans le but de maintenir les délais. «Nous pouvons fabriquer des pièces de moins de un gramme à plus de un kilo, de quelques milliers à plusieurs millions d’exemplaires», précise t-il.
Injection mono-matière, surmoulage d’inserts, injection de matières odorantes, injection de matières biologiques, injection de matières thermoplastiques et élastomères, décoration et marquage, assemblage de sous-ensembles, soudure ultrason… les compétences sont diverses.
Alors que le conflit au Moyen-Orient fait exploser les prix des matières premières fabriquées à partir de dérivés du pétrole, Plastic Billat a misé sur l’anticipation : «J’ai fait rentrer beaucoup de stock, confie Mickael Rosant. Cela n’a été possible que par ce que nous avons une bonne trésorerie. Notre situation financière est saine. On estime que la hausse sera ensuite de 15 à 20 %. On sera obligés à un moment ou un autre de la répercuter. Comme beaucoup d’entreprises, nous manquons de visibilité mais nous restons positifs».
Enfin, Plastic Billat est certifié Iso 9001, engagé dans le Made in France via la French Lab et a été récompensée par la certification Ecovadis de la médaille de bronze en juillet 2025 : «Cela devient important d’être engagé dans les domaines environnementaux et sociétaux. Cela est de plus en plus demandé par nos clients. Cela devient même un critère de sélection. C’est essentiel pour nous d’autant que nous sommes toujours à la recherche de nouveaux marchés, de nouveaux marchés. Et, grâce à l’expertise des moulistes de la région, nous pouvons répondre à tous les besoins», conclut Mickael Rosant.