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GBS investit 10 millions d’euros dans un entrepôt nouvelle génération à Billy-Berclau

Le Groupement des bières spéciales (GBS) investit près de 10 millions d’euros dans un nouvel entrepôt à Billy-Berclau. Un site plus compact qui mise sur l’automatisation et la digitalisation pour accompagner sa croissance.

Francky Coine, directeur général du Groupement des bières spéciales (GBS). © Aletheia Press / L. Péron Vranesic

Francky Coine, directeur général du Groupement des bières spéciales (GBS). © Aletheia Press / L. Péron Vranesic

Au cœur du parc des industries Artois-Flandres, à Billy-Berclau, les lignes d’un nouveau bâtiment commencent à se dessiner. D’ici le premier semestre 2027, c’est ici que le Groupement des bières spéciales (GBS) installera son activité de distribution de bières françaises, belges et du monde. «Nous avons investi une dizaine de millions d’euros dans ce projet. Le bâtiment aura une superficie de 6 000 m²», explique Francky Coine, directeur général. Un changement de dimension pour l’entreprise, jusqu’ici locataire à Camphin-en-Carembault, qui franchit une étape en devenant propriétaire de son outil de travail. Et ce, malgré une surface divisée par trois. «Nous passons d’un bâtiment de 18 000 m² à un bâtiment de 6 000 m², mais cela n’est pas un souci, car nous avons entièrement repensé notre outil», insiste-t-il.

Car derrière cette apparente réduction se cache une transformation. Le futur entrepôt misera sur la hauteur – 18 mètres sous plafond – et sur l’automatisation. Sur 2 500 m², onze navettes automatiques évolueront dans les racks pour aller chercher les produits destinés aux commandes. «Nous n’aurons pas moins de 7 800 emplacements. Cela va fluidifier nos préparations, mais surtout réduire la pénibilité pour les salariés de l’entrepôt», souligne le dirigeant. Moins de manutention, moins de gestes répétitifs : une évolution qui vise autant la performance que les conditions de travail.

Un site pensé pour durer

Le reste du bâtiment accueillera le stockage de masse, les bureaux et une zone de picking. À terme, l’entrepôt pourra contenir jusqu’à 500 000 hectolitres. Mais pour GBS, l’enjeu ne se limite pas à la mise en service. «En 2027-2028, nous allons apprendre à utiliser au mieux l’outil, optimiser nos commandes et préparations, puis monter en cadence», projette Francky Coine. L’entreprise a également anticipé la suite. «Nous pouvons d’abord nous agrandir à l’intérieur du bâtiment, puis il reste 3 000 m² disponibles sur le terrain pour une future construction si nécessaire», précise-t-il. De quoi accompagner l’élargissement du réseau de partenaires, aujourd’hui composé d’une quinzaine de brasseries.

Ce nouveau bâtiment n’est pas un point de départ, mais l’aboutissement d’une transformation initiée en 2019. «Je suis arrivé pour donner un souffle nouveau, pour passer à l’ère du digital», confie Francky Coine, qui s’appuie sur une expérience dans le retail, notamment au sein du groupe Mulliez. Avant de penser automatisation, l’entreprise s’est d’abord attaquée à ses méthodes de travail. «Avant, les dossiers se faisaient sur papier, les commandes aussi. Aujourd’hui, tout est géré via des logiciels», explique-t-il. Un changement discret, mais structurant. «L’idée est d’apporter du confort aux équipes, une meilleure traçabilité, plus de fiabilité et la possibilité de tout archiver.»

Un modèle mutualisé qui séduit

Pour les 45 salariés, cette modernisation pourrait aussi ouvrir la voie à une nouvelle organisation du travail. Le dirigeant évoque la possibilité d’une semaine de quatre jours. «C’est important de bien allier vie professionnelle et personnelle», souligne-t-il. GBS poursuit sa croissance auprès de la grande distribution et du secteur CHR. Fondé en 2001 par quatre brasseries pour mutualiser logistique et administration, le modèle GBS repose sur la centralisation des commandes et de la facturation. Fort de ce succès et de ses nouveaux outils digitaux, le groupement continue d'attirer de nouveaux partenaires.

Pour Aletheia Press, Lolita Péron Vranesic