En bref

Hiver 2025-2026 : où le chauffage électrique coûte le plus en France

Un baromètre publié le 9 mars 2026 révèle que les habitants de Chalon-sur-Saône ont payé la facture de chauffage électrique la plus élevée en France durant l’hiver 2025-2026. La dépense moyenne atteint 509 euros, un niveau supérieur à celui observé dans les autres grandes villes étudiées. L’analyse met en lumière de fortes disparités territoriales, liées à la fois au climat, à la qualité des logements et aux habitudes de consommation énergétique.

© Voltalis.

© Voltalis.

Les habitants de Chalon-sur-Saône arrivent en tête des dépenses de chauffage électrique pour l’hiver 2025-2026. Selon le baromètre réalisé par l’entreprise spécialisée dans la gestion de la consommation électrique Voltalis, la facture moyenne atteint 509 euros pour les foyers chauffés à l’électricité dans cette ville de Saône-et-Loire. Ce montant dépasse légèrement celui observé à Bourg-Saint-Maurice, en Savoie, où la dépense moyenne s’élève à 499 euros, ainsi qu’à Strasbourg, qui atteint 496 euros. À Paris, les ménages ont dépensé en moyenne 491 euros sur la même période. L’étude s’appuie sur l’analyse des consommations de plus de 240 000 clients dans 34 villes françaises entre octobre 2025 et février 2026.

De fortes disparités entre le nord et le sud

Le baromètre souligne un contraste marqué entre les territoires. Les villes situées dans le sud de la France enregistrent des dépenses nettement plus faibles pour le chauffage électrique. Les habitants de Perpignan dépensent en moyenne 295 euros, contre 310 euros à Montpellier et 311 euros à Nice. L’écart entre certaines villes du nord-est et celles du sud peut dépasser 200 euros pour un logement comparable. Les conditions climatiques expliquent en partie ces différences, mais elles ne suffisent pas à elles seules. L’étude évoque aussi l’influence de l’isolation des bâtiments, des équipements de chauffage et des comportements de consommation. Des villes soumises à des hivers rigoureux, comme Belfort ou Gap, présentent ainsi des factures inférieures à celles des villes les plus coûteuses.

Inégalités territoriales face au coût du chauffage

Ces écarts traduisent de réelles inégalités territoriales. Habiter dans le nord-est ou dans certaines zones rurales peut coûter bien plus cher qu’une ville du sud pour un logement similaire. L’isolation, l’âge des bâtiments, le type de chauffage et la capacité à réguler la consommation jouent un rôle majeur. Pour les ménages modestes, ces différences représentent une charge significative, accentuant les déséquilibres socio-énergétiques entre les régions.