En bref

Hornoy-le-Bourg : le restaurant atypique L’écrin du bourg rencontre déjà un vif succès

Ouvert depuis quelques jours seulement dans la commune de 1 650, le restaurant affiche quasi complet à chaque service. Le couple de gérants, déjà connu à Poix-de-Picardie a su profiter de ce beau projet porté par la commune. 

Une friche abandonnée depuis environ 20 ans dans le coeur d’Hornoy-le-Bourg revit grâce à un beau projet communal. En brique, l’imposant bâtiment, qui a retrouvé sa superbe, a abrité une écurie de gendarmerie avant d’être transformé en coopérative. Il y a presque deux ans une recyclerie, gérée par l’association pour l’insertion professionnelle en Somme basée à Liomer, avait ouvert dans une partie. 

Un potentiel investi

Restait à mener le gros du projet avec la création d’un restaurant, au bord d’une départementale où passent 3 000 véhicules par jour : «L’ancienne municipalité avait demandé à un de nos amis s’il ne connaissait pas un couple de jeunes capable de se lancer, racontent Jessica Belot et Tristan Meerschman, les co-gérants. Nous sommes venus visiter. Il y avait du potentiel et de la demande. Le nouveau maire, Richard Doinel, nous a laissé carte blanche en nous laissant ouvrir un restaurant atypique». 

Il faut dire que le couple est déjà connu localement. Tristan Meerschman a repris en janvier 2023 à Poix-de-Picardie Le café de Picardie, avec son père, Guy. Jessica Belot était l’une des cinq salariés. Les travaux ont été menés par des entreprises locales et les huit agents communaux. Le gros matériel de cuisine a été financé par la commune. 

Un vif succès

Ainsi est né L’écrin du bourg, dont le nom est un jeu de mots avec les crins des chevaux et fait référence au passé du lieu dont la troisième vie a démarré sur les chapeaux de roues : «Nous sommes quasi complets à chaque service. Les clients habitent Hornoy et les villages alentours. Ils prennent le temps de manger. Ils apprécient le calme et la décoration cosy. C’était vraiment une opportunité, une grande chance à ne pas rater car c’est un super outil de travail», se réjouissent-ils.           

Deux salariés ont été recrutés et Tristan Meerschman se partage entre les deux établissements. La salle compte 36 places et la terrasse 30. Côté assiette, l’offre est plus haut de gamme qu’à Poix-de-Picardie avec notamment du carpaccio de Saint-Jacques en entrée, du filet mignon de veau ou de la brochette de saumon minute cuite devant le client en plat. 

Les menus sont compris entre 30 et 40 euros. Une formule à 25 euros attend les plus pressés. Le couple fait travailler des producteurs locaux comme Douceur de lait à Eplessier, la Ferme de la belle plume à Moyencourt-les-Poix ou Aurélien Debeugny maraicher installé dans la commune. A noter qu’une prestation traiteur peut être assurée. Enfin, le restaurant peut être privatisé pour des évènements familiaux ou d’entreprises.