Entrepreneurs dans la Ville a pour objectif de mettre en avant le savoir-faire venu des quartiers, et de donner confiance aux jeunes entrepreneurs en herbe. Leurs idées comptent et le programme Starter Emergence veut les rendre possibles. «Ils doivent être considérés et se considérer comme des entrepreneurs, même s’ils viennent des quartiers», assure Naïm Khelkhal, Directeur National d’Entrepreneurs dans la Ville. Des projets différents qui couvrent aussi bien la santé et le bien-être que l’art de vivre ou encore le secteur économique de façon assez large.
On trouve par exemple Chapitre, porté par Andréa Tutuani, qui se veut être une solution d'accompagnement aux entreprises et aux individus. En ce qui concerne les entreprises, l’objectif est de se concentrer «sur la partie vision, pour les aider à l’écrire ou à la transformer, et leur proposer un accompagnement au management au global s'ils ont certaines problématiques», explique-t-elle. Pour les individus, la base est l'accompagnement individuel «pour les personnes qui souhaitent se réorienter ou qui ont une problématique d'alignement personnel, comme un burn-out», par exemple.
Au bonheur des dames
Suis ensuite Mightself, dont l’idée vient de Valentina Cortes, et qui est à destination des femmes (et des couples), afin de lever le tabou autour du cycle menstruel. La porteuse du projet souhaite mettre en place une plateforme en français, anglais et espagnol avec du contenu lié à la santé hormonale et aussi se reconnecter à leur corps et aussi avoir un peu plus d'empowerment autour d’une méthode de contraception naturelle nommée «méthode symptothermique». «Je vais les aider à déterminer si ce qui se passe est normal pour elles, s'il faut changer une habitude ou aller chez le médecin avec un accompagnement personnel», précise Valentina Cortes.
En plus de projets autour de la santé de manière large, des idées économiques ont été présentées. On trouve parmi eux Sofiane Jelloul, qui souhaite lancer Need, une marketplace inversée. Une personne poste une annonce précisant ce dont elle a besoin, et les professionnels la contactent pour l’informer qu’ils ont le produit recherché. Sofiane Jelloul explique : «Si la personne ne peut pas déléguer ce point, elle se réveille 10 minutes plus tôt, poste son annonce, rentre le soir et reprend 10 minutes pour répondre au message. Elle a trouvé l’objet qu’elle cherchait. Pour les vendeurs qui ont du mal à faire du chiffre, ils vont sur Need et tombent sur les annonces qui demandent leurs produits».
Enfin, un concept prend de l’ampleur depuis peu : la modest fashion. Ce sont «des vêtements assez couvrants, qui cachent les formes et permettent aux femmes, et aux hommes, d'être plus à l'aise dans leurs vêtements», indique Yasmine Echeickir, qui porte le projet The Oorte. L’objectif est de créer des vêtements simples, sans perdre du temps chaque jour pour créer des tenues adaptées, et «se détacher de cette image d'hypersexualisation du corps».