Le marché français du CO₂ en plein émergence ! Conclusion tirée par Natran suite aux résultats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), lancé en décembre dernier, concernant son projet d’infrastructure de transport de CO₂ interrégional dans le quart Nord-Est de l’Hexagone.
Cette infrastructure entend répondre à la problématique de captage et de stockage de CO₂. D’une longueur d’environ 1 000 km sur quatre régions (Grand Est, Hauts-de-France-Normandie et Île-de-France), elle connectera les projets de captage et d’utilisation dans les bassins industriels majeurs à l’image de la vallée de la Seine ou du port de Dunkerque.
Près d’une centaine d’industriels des régions concernées ont montré un intérêt dont 32 dans le Grand Est. À ces industriels s’ajoutent une centaine de sites de méthanisation (56 pour le seul Grand Est). Dans la région, trois projets de valorisation de CO₂ dit biogéniques sont également recensés.
Volumes conséquents en Grand Est
«Au total, c’est un volume total de 16,7 millions de tonnes de CO₂ qui a été identifié. Soit 27% des émissions de l’industrie manufacturière française pouvant être captées, transportées afin d’être valorisées ou définitivement stockées», assure Natran.
«Cela confirme l’émergence d’un marché français du CO₂ en France».
Les volumes les plus conséquents ont été recensés dans le Grand Est (7,4 millions de tonnes) et en Normandie (4,3 millions de tonnes).
«Des émetteurs luxembourgeois, allemands et suisses ont aussi manifesté leur intérêt conférant au projet une dimension transfrontalière».