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L'Iran vise les infrastructures pétrolières du Golfe, faisant à nouveau flamber les cours

L'Iran a lancé, jeudi 12 mars, une nouvelle vague d'attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers, suscitant une nouvelle flambée des cours du pétrole. 

Le baril de pétrole a repassé jeudi matin la barre des 100 dollars. © AFP

Le baril de pétrole a repassé jeudi matin la barre des 100 dollars. © AFP

L'Iran a lancé jeudi une nouvelle vague d'attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers, suscitant une nouvelle flambée des cours du pétrole malgré la mobilisation des réserves stratégiques. 

Le baril de pétrole a repassé jeudi matin la barre des 100 dollars, malgré une intervention sans précédent des grandes puissances sur le marché. Les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - dont les États-Unis - ont en effet décidé mercredi d'un déblocage record de 400 millions de barils dans leurs réserves stratégiques pour apaiser les inquiétudes sur l'approvisionnement.

Ce conflit, qui a débuté le 28 février avec des attaques américano-israéliennes contre l'Iran a pris une échelle régionale et menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, le trafic étant paralysé dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique. Les dégâts dans les infrastructures pétrolières s'étendent. 

Signaux contradictoires

"L'Iran est proche de la défaite", a estimé le président américain mercredi soir, à la fin d'une journée de signaux contradictoires sur ses intentions. La première semaine de guerre aurait coûté aux États-Unis plus de 11 milliards de dollars, rapporte le New York Times en s'appuyant sur des sources parlementaires. 

L'allié israélien de Washington, qui ne s'est fixé "aucune limite dans le temps", assure disposer encore d'un "vaste réservoir de cibles". 

En face, les Gardiens de la Révolution iraniens se disent prêts à une longue campagne pour forcer Washington à la retraite en pilonnant les intérêts occidentaux.

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(Avec AFP)