«J’ai été une aimante avant d’être une aidante !» Le témoignage d’une participante à un échange entre les professionnels de santé de l’Hadan (Hospitalisation à domicile de l’agglomération nancéienne, créée en 2005) sur le parcours de fin de vie de son compagnon atteint d’un cancer du pancréas donne le ton et forge le respect. Ce 2 février dans les locaux de l’association hospitalière sur le technopôle de Brabois, Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale des professions de santé écoute et prend toute la mesure de l’importance de sa mission sur les soins palliatifs dont elle est chargée par le président de la République.
Exemple à suivre
«Il nous faut inculquer une véritable culture palliative», assure la ministre. Aujourd’hui, 85 % des Français soutiennent vouloir terminer leur vie à domicile. Pas toujours possible mais des structures comme l’Hadan peuvent le permettre. Parmi ces huit filières, la structure hospitalière en propose une directement ciblée sur les soins palliatifs. Médecins, aides-soignants, infirmières, psychologues travaillent de concert pour mener à bien cette mission. Un exemple à suivre pour Agnès Firmin Le Bodo. «En France, 22 départements ne possèdent aucune unité de soins palliatifs. Ce type d’association qui propose d’accompagner la fin de vie à domicile avec une prise en charge pluriprofessionnelle sont des alternatives certaines.»