En bref

La’on Business connecte les jeunes dirigeants du territoire

Ils ont la vingtaine, de l’ambition et un réseau à construire. À Laon, quatre jeunes lancent La’on Business. Ce jeudi 5 mars, ils ont organisé leur première réunion avec 17 participants.

De g. à dr. Hadrien Proizy responsable communication, Maxime Auvarlet président, Canelle Lhermine trésorière et Jules Noizet, secrétaire du La’on Business. © La’on Business

De g. à dr. Hadrien Proizy responsable communication, Maxime Auvarlet président, Canelle Lhermine trésorière et Jules Noizet, secrétaire du La’on Business. © La’on Business

Le constat de départ est sans appel : pour un entrepreneur de 20 à 30 ans, intégrer les cercles d’affaires traditionnels n’est pas toujours évident. «Il existe déjà des business clubs pour les personnes de 40 à 50 ans, bien installées dans leurs secteurs qui ont leurs relations de confiance, mais pas pour les plus jeunes», explique Hadrien Proizy, jeune Axonais.

Pour combler ce vide, quatre jeunes actifs sont à l’origine d’un club d’affaires à Laon : le La’on Business. À sa tête : Canelle Lhermine trésorière, Jules Noizet secrétaire, Maxime Auvarlet président et Hadrien Proizy responsable communication. Ce jeudi 5 mars, l’association organise sa première soirée, qui réunit déjà 17 corps de métiers, avec un objectif : réseauter. «Nous sélectionnons dans le club un membre par métier», souligne le président de La’on Business.

«On manque cruellement de développement»

Les quatre jeunes ont tous la vingtaine et proviennent, eux aussi, d’horizons (presque) variés. «Nous sommes trois dans l’immobilier, mais chacun dans des spécialités bien différentes. Quant à moi, je suis dans les assurances" confirme le président de 25 ans. Leur constat est le même : «Chez les jeunes, on manque cruellement de développement, de réseautage…».

Ici, La’on Business entend fédérer et mener une réunion par mois pour «créer un noyau» de jeunes entrepreneurs locaux. L'initiative séduit : certains membres viennent même de Reims. Et pour cette première réunion, le jeune club a même dû refuser du monde. «Avec une retombée dans la presse, nous avons eu un afflux de demandes et notre politique d’un membre par un métier nous oblige à une sélection par ordre chronologique dans certains cas», éclaircit Canelle Lhermine.

Les personnes refusées sont alors mises en attente et recontactée pour adhérer lorsqu’une place correspondant à leur métier se libère. À terme, les quatre entrepreneurs ambitionnent d’atteindre une trentaine de membres. «Le monde appelle le monde», poursuit Hadrien Proizy, responsable communication.

De grandes ambitions

En pratiquer, adhérer est simple avec la signature de la charte du club. La première réunion est gratuite et les suivantes coûtent 50 euros. «De quoi payer le lieu, les boissons et de quoi se restaurer, nous ne faisons aucun bénéfice», précise Jules Noizet. Pour la suite, le club laonnois voit loin. Les quatre jeunes souhaitent développer des partenariats avec des restaurateurs locaux pour recevoir les réunions et ainsi valoriser les acteurs du territoire. «Nous voulons aussi accueillir des intervenants extérieurs sur des problématiques pour partager, transmettre et booster les jeunes dirigeants», projette le président de La’on Business.

Pour Aletheia Press, Eléonore Chombart