Des réunions de suivi spécifiques à ce secteur seront par ailleurs organisées et les situations individuelles difficiles seront transmises au sous-préfet à la relance pour un traitement sur-mesure.
Selon les données de la Direction des finances publiques, le fonds de solidarité et l'activité partielle sont actuellement les deux principaux leviers permettant à ce secteur de survivre à la crise. Dans la Somme 56,8 millions d'euros ont été versés par l'État dans le cadre du fonds de solidarité et 797 entreprises, sur les 2 259 actives du département, ont bénéficié du dispositif d'activité partielle. L'impact sur les entreprises sous-traitantes devrait également être pris en compte.
Le secteur CHR est malade, « en souffrance, sous perfusion », comme l'indique Christophe Duprez, président de l'Umih 80. Les taux d'occupation de l'hôtellerie se situent autour de 40% actuellement. Les établissements craignent de ne pas retrouver une activité normale à l'issue de la crise, les entreprises ayant pris l'habitude de réduire leurs déplacements, réalisant ainsi des grandes économies.