En bref

La sécheresse fragilise plusieurs filières agricoles en Saône-et-Loire

La sécheresse et les fortes chaleurs pénalisent les cultures et les élevages en Saône-et-Loire, avec des pertes importantes dans plusieurs filières.

© DR.

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La sécheresse continue de peser sur l’agriculture en Saône-et-Loire. Réunie le 7 août sous la présidence du préfet Dufour, la cellule départementale Sécheresse a dressé un état des lieux des difficultés rencontrées par les exploitants. Les grandes cultures sont particulièrement affectées. Le maïs affiche un développement très faible, avec des pertes estimées à plus de 50%. Le sorgho et le soja accusent également un retard important. Le tournesol résiste davantage aux conditions météorologiques de cette année.

La viticulture est aussi concernée. Dans le Sud-Mâconnais, les épisodes de grêle des 6 mai et 16 juillet ont provoqué des dégâts, auxquels s’ajoutent des brûlures sur les raisins liées à la sécheresse. Les fruits et légumes subissent eux aussi les effets combinés du manque d’eau et des fortes températures. Les grillures et les difficultés de fécondation réduisent les rendements depuis juin.

Des aides pour les exploitations

Les prairies destinées aux élevages de ruminants ont cessé de produire de l’herbe depuis juin et présentent un aspect très desséché. Face à ces difficultés, plusieurs dispositifs publics peuvent être mobilisés. Ils comprennent notamment l’indemnité de solidarité nationale en cas de pertes de récolte, des dégrèvements de taxe sur le foncier non bâti dans les zones touchées par la sécheresse et la prise en charge de garanties Bpifrance pour certains prêts.

L’Association des maires ruraux de Saône-et-Loire demande à la préfecture d’accélérer l’accompagnement des exploitations les plus exposées. Elle souligne également les difficultés rencontrées par des communes rurales touchées par les incendies et leurs conséquences économiques et environnementales. A noter que des aides spécifiques existent déjà, notamment pour les élevages et les céréaliers.