Des représentants des ministères et autorités compétentes françaises et allemandes, au niveau fédéral et des Länder, ainsi que des caisses d’assurance maladie et des acteurs du secteur des soins des deux côtés de la frontière, se sont réunis dans les locaux de la Communauté d’agglomération Sarreguemines Confluences. Plusieurs structures impliquées dans la coopération transfrontalière ont également participé aux échanges, parmi lesquelles l’Agence régionale de santé Grand Est, les Eurodistricts SaarMoselle, PAMINA, Strasbourg-Ortenau, Eurhena et l’Eurodistrict trinational de Bâle, ainsi que le Centre européen de la consommation.
Ce groupe de travail a pour objectif d’identifier les conditions permettant de faciliter l’accès aux soins pour les habitants des territoires frontaliers franco-allemands. Malgré le principe de libre circulation au sein de l’Union européenne, des différences entre les systèmes de santé nationaux continuent de générer des difficultés administratives et financières pour les usagers. Les participants ont également souligné plusieurs enjeux communs aux deux versants de la frontière, notamment le vieillissement de la population, l’augmentation des besoins de soins et les difficultés de recrutement dans les professions médicales et paramédicales. Ces problématiques renforcent la nécessité de développer des solutions de proximité à l’échelle transfrontalière.
En associant tous les acteurs des deux versants au niveau national, fédéral, et régional, l’Europe doit continuer à renforcer sa cohésion. Le groupe de travail « corridor sanitaire » a été lancé à l’initiative de Eurodistrict SaarMoselle, engagé depuis plusieurs années dans le développement de coopérations sanitaires transfrontalières. La convention MOSAR a notamment permis la mise en place de partenariats dans les domaines de la cardiologie, de la neurochirurgie et de la médecine nucléaire. Plusieurs réunions sont prévues au cours de l’année afin d’élaborer des recommandations visant à simplifier l’accès transfrontalier aux soins.