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En chiffres

Le modèle des sociétés à mission continue de se diffuser

Le nombre d’entreprises françaises qui adoptent la qualité de société à mission poursuit sa progression, et ce, sur l’ensemble du territoire. En 2025, 370 nouvelles entités ont franchi le pas.

 

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Selon les résultats du 9ᵉ Baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission, présenté le 24 mars dernier au ministère de l’Économie et des Finances, 2 411 organisations avaient adopté la qualité de société à mission au 31 décembre 2025. Via ce dispositif créé en 2019 par la loi Pacte, l’entreprise s’oblige volontairement à respecter certains engagements sociaux ou environnementaux, en intégrant dans ses statuts une « raison d’être » (définissant l’identité de l’entreprise, son utilité à la société et le futur qu’elle souhaite contribuer à bâtir) et des objectifs qu’elle s’engage à réaliser.

Plus d’un million de salariés travaillent dans des sociétés à mission

Danone, Doctolib, Enedis, La Poste, La Vie Claire, MAIF, OpinionWay, Cofidis, Kéolis… Certaines des organisations qui ont rejoint ce dispositif sont bien connues du public. Mais les secteurs qui comptent le plus de sociétés à mission sont les « activités spécialisées,scientifiques et techniques » (875 entreprises, dont 466 cabinets de conseils et 109 bureaux d’étude), « l’information et la communication » (avec 356 entités) et le commerce (253 entités). 214 entités appartiennent au secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), dont 12 mutuelles et 29 coopératives. Et au-delà du nombre d’entités concernées, ce sont désormais 1 106 000 salariés qui travaillent dans des sociétés à mission, dont environ 900 000 en France (soit environ 3 % de l’emploi salarié).

Un mouvement qui ne faiblit pas, en France et ailleurs

Depuis quatre ans, environ 500 nouvelles entreprises ont rejoint ce mouvement qui s’étend à tout le tissu économique et à l’ensemble du territoire : 59 % des sociétés à mission ont leur siège social en région. Alors que l’on a beaucoup parlé de recul des ambitions environnementales et des priorités sociales en 2025, le modèle a continué de se diffuser.

« Cette dynamique gagne également l’Europe : plusieurs pays structurent des modèles comparables, tandis que la Commission européenne s’intéresse de plus en plus aux purpose-driven companies », souligne la Communauté des entreprises à mission, dans son rapport sur le Baromètre 2025. « Notre ambition est de contribuer à l’émergence d’un cadre européen commun pour celles-ci. »

Quel impact sur la performance sociale et environnementale ?

L’adoption de la qualité de société à mission produit-elle des effets mesurables en termes de performance sociale et environnementale ? « Dans plusieurs référentiels reconnus (EcoVadis, Impact Score, Positive Company), les sociétés à mission affichent des niveaux de performance supérieurs à la moyenne. Gouvernance, engagement des parties prenantes, maturité environnementale et sociale : les écarts sont tangibles et traduisent des stratégies efficaces et cohérentes », souligne le rapport.