Portrait

Le Tréport : Ebène donne une second vie au mobilier

Depuis juillet 2024, Benjamin Petit a ouvert un showroom dans la cité portuaire. Il y présente une partie des meubles relookés qu’il met en vente et des créations artisanales. Des particuliers lui font aussi confiance. 

Quand on passe devant la vitrine d’Ebène au Tréport, le regard est tout de suite attiré par des meubles relookés avec gout dans de belles couleurs vives. Cela fait plus d’un an et demi que Benjamin Petit a ouvert ce magasin physique à un angle, dans la très passante rue Suzanne, à deux pas du quai François 1er et de l’avant-port. 

Une boutique pour faire plus pro 

Après des études aux Beaux-arts de Toulon, notamment dans le design, le déclic lui est venu en refaisant les plans de la maison de ses parents durant la pandémie : «Je leur ai proposé de relooker leurs meubles et ils ont été d’accord, se rappelle t-il. Très vite, j’ai eu des demandes de mon entourage qui a vu le résultat. Je me suis mis à acheter des meubles de gabarits moyens en brocante ou chez des particuliers. Ca partait plutôt bien. J’ai décidé de sauter le pas».

Il commence alors à poster son travail, réalisé dans son atelier de Monchy-sur-Eu, sur les réseaux sociaux mais se rend vite compte que cela ne suffit pas : «Je me suis dis qu’il fallait une boutique pour me faire connaitre plus rapidement, que mon activité paraisse plus «officielle», plus professionnelle. Le Tréport est très fréquentée par des touristes parisiens qui adorent tout ce qui sort de l’ordinaire», constate t-il. 

Car s’il aime les couleurs vives, Benjamin aime aussi à sabler ses meubles à laisser le bois brut, voire à conjuguer brut et peint en même temps : «J’aime bien ajouter une touche décalée», confie t-il malicieux. Il continue à chiner des trésors en recyclerie, en brocante et chez des particuliers. 

Un travail en collaboration 

Depuis qu’il a pignon sur rue, des particuliers, ayant acheté des maisons entièrement meublées ou voulant faire du tri, viennent lui proposer à la vente ou lui donnent. Il fait aussi appel à d’autres artisans Ainsi, une tapissière, Vanessa Nobels, installée à Millebosc l’aide à rénover des sièges. 

Le mobilier peut être aussi enrichi de pièces en cuir, comme des poignées, créées par Nathalie Santerre à Aigneville, dans la Somme. Il expose aussi des pièces de créateurs comme la marqueterie de paille d’Anne Denis ou les pliages et luminaires d’Arturass Sargaitis basé à Rouen : «J’aime mettre en valeur le travail des autres, confie t-il. Ca se complète bien avec les meubles. Je rechercher d’autres artisans». 

Il y a aussi les particuliers qui viennent apporter à Benjamin Petit du mobilier de famille ou qu’il va chercher sur place afin de lui donner une seconde vie : «Quand je me rends chez les clients, c’est l’occasion pour moi de les conseiller sur la décoration, précise t-il. Restaurer un meuble permet de ne pas le jeter ou d’acheter des choses de moins bonne qualité. C’est le message que je souhaite faire passer auprès des jeunes». 

Aujourd’hui, il est content de pouvoir dire qu’il peut s’appuyer sur un beau fichier clients et que surtout les gens reviennent faire appel à son talent. En ce moment, Ebène est ouvert le samedi et le dimanche. Durant les vacances de Pâques ainsi qu’en juillet et en août, ce sera du mercredi au dimanche. Le prochain projet de Benjamin Petit repose sur la mise en place dans les prochaines semaines d’un site internet de vente en ligne afin de permettre une livraison partout en France et répondre enfin à toutes les demandes.